Yaoundé : les musiques camerounaises au sommet des hit-parades

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25 Juin 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires

Absents pendant quelques années au profit des musiques étrangères, les rythmes du terroir sont aujourd’hui les plus diffusés sur les chaînes Fm de la ville.

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Donald Tsala

Difficile de manœuvrer son récepteur radio à Yaoundé aujourd’hui sans écouter une musique camerounaise. Les musiques locales ont le vent en poupe dans les chaînes Fm de la capitale. Ce qui n’était pas le cas au début des années 2000.

Jean Vincent Toko, régisseur d’antenne à la Radio Tiémini Siantou : « Avant 2003, les animateurs radio avaient du mal à aligner dix musiques camerounaises d’artistes récents dans les conducteurs d’antenne. Les disques camerounais étaient absents des bacs ». Une observation que confirme Serge Tamba, animateur à la Rts (Feu vert). « On pouvait même diffuser pendant deux heures des musiques ivoiriennes et congolaises sans que cela gène les auditeurs. On cherchait les musiques camerounaises », explique-t-il. « Certains promoteurs culturels venaient nous imposer la diffusion des musiques d’ailleurs, quand ils invitaient ou envisageaient d’inviter des artistes ivoiriens ou congolais dans des concerts au Cameroun », renchérit Donald Tsala, alias Oncle Donald, animateur radio à Magic Fm (Pleins tubes).

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Serges Tamba

A cette période là, seuls les musiques de San Fan Thomas, Francis Bebey ou Manu Dibango revenaient en permanence dans les radios, explique Serge Tamba. « Avant, les artistes composaient des musiques pour séduire le public et leur fierté se retrouvait dans la satisfaction du public. Aujourd’hui les artistes veulent séduire le public pour vendre leur production. Ce qui n’était pas le cas avant », indique-t-il. Conséquence, les thématiques de plusieurs artistes se limitent au ventre et au bas ventre, constate l’animateur de Feu vert. «Qu’importe, note Jean Vincent Toko, depuis la vague des artistes tels que Racine Sagath, Ama Pierrot, K-Tino, Sami Diko, Aïjo Mamadou en 2003, les radios locales ont des tubes pour l’antenne ».
Engagement
A ce jour, de nombreux artistes sont nés (Majoie Ayi, Lady Ponce, Charman M, J P Melodie, Richard Amougou, Tsimi Toro, Charlotte Dipanda, etc). Les titres fleurissent et les animateurs ont de la matière à diffuser. D’après une étude menée en juin 2009 dans huit radios Fm de Yaoundé par Le Jour, il ressort globalement que les musiques locales meublent inlassablement les ondes Fm de la capitale. Dépassant parfois la barre de 80% prévue par la loi N°90 sur la communication sociale au Cameroun. C’est par exemple le cas à Sky One radio qui diffuse 95% de musiques locales (voir tableau ci-dessous). Ici, une note interne du Pdg, Joseph Angoula Angoula, oblige tous les animateurs à diffuser les musiques locales en priorité, après les musiques des artistes en promotion. « Nous disposons de 12 émissions d’animation musicale diffusées de lundi à vendredi. Sky One radio est une radio qui veut promouvoir la musique camerounaise », affirme Dominique Tita, directeur des programmes de la radio et par ailleurs animateur de l’émission, Le Morning.
Les animateurs radio de la capitale sont engagés dans la promotion de la musique camerounaise. Donald Tsala, directeur des programmes de Magic Fm : «Ailleurs, la musique traditionnelle camerounaise est absente. Il faut donc, à notre niveau, en premier lieu, faire en sorte que les Camerounais écoutent leur musique », explique-t-il. Constant Pierre, chef service de la programmation à Radio environnement : «L’ouverture des artistes à plusieurs variétés musicales a permis à ce que l’on puisse retrouver ce qu’on allait chercher ailleurs ici ». Serge Tamba : « Feu vert, c’est 70% de toutes les variétés musicales camerounaises composées d’anciennes et de nouvelles générations d’artistes ». Evidemment, à Yaoundé, c’est le bikutsi qui caracole en tête, suivi du makossa.
Une situation qui plait aux artistes camerounais. « La balle est en train de monter. Les musiques camerounaises sont de plus en plus diffusées dans nos radios. Nous en sommes satisfaits. A Abidjan où j’étais récemment, personne ne connait les artistes camerounais. Les ivoiriens écoutent San Fan Thomas ou encore Manu Dibango », constate Aïjo Mamadou.

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