Volaille : Quand la production locale prend des ailes

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12 Juin 2008 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires

En février dernier avant les émeutes de la faim, les prix des poulets n’ont pas subit d’augmentation à Yaoundé comme les autres produits de consommation de masse.

Le client qui arrive à l’extrémité du marché Mvog-Ada à 6h est accueilli non seulement par les détaillants des poulets brandissant leurs volailles, mais également par les grossistes de poulets installés devant leurs camions chargés de caisses de poulets.
 » Grand, voici les meilleurs poulets de chair « ,  » tenez et sentez le poids de mes pondeuses « , lancent certains détaillants. Ce lundi 19 mai 2008, l’on y dénombre six camions chargés de caisses de différentes variétés de poulets en provenance, pour la plupart, de Bafoussam et de Douala. Deux taxis y sont également postés. Dans leur malle arrière, des poulets de chair sont exposés. Tout autour de ces véhicules, consommateurs et petits détaillants et revendeurs s’agglutinent autour des camions, choisissent des poulets et marchandent les prix avec les grossistes. L’on y vend également, en faible quantité, des poulets du village et les poulets reformés (poussins issus des fermes, mais élevés en ville ou au village).Nous sommes au plus grand marché de volailles de la ville de Yaoundé. Ici, les prix sont les plus abordables. Plusieurs revendeurs installés dans les autres marchés de la capitale viennent s’y approvisionner. Si à ce jour l’on observe une légère augmentation des prix, cela n’était pas le cas en février 2008, où une augmentation générale des produits de première nécessité a abouti aux émeutes. « En février 2008, les prix des poulets étaient très abordables. Certaines variétés de poulets avaient même vu leur prix baisser et plusieurs personnes ont abandonné le poisson pour se rabattre sur le poulet. Pendant cette période, nous vendions par exemple une caisse de 15 pondeuses aux revendeurs à 27 000 francs et parfois moins. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, car son prix varie, ces jours, entre 29 000 et 30 000 francs « , affirme un grossiste. Un fait qu’on explique ici par la bonne production dans les fermes.  » En réalité, les poulets n’ont pas de prix standards. Les prix varient au fil des jours. Mais, en général, les augmentations que l’on observe ne sont pas si élevées. En février, par exemple, sept à huit camions de caisse de poulets arrivaient chaque jour dans ce marché. Une indication que la production de poussins dans les fermes se porte bien. Et plus il y a des camions qui arrivent, plus les prix deviennent abordables. C’est dire que, demain, les prix peuvent à nouveau baisser « , explique Adolphe Pene, vendeur de poulets depuis plusieurs années. Une situation qui réjouit les consommateurs de la chair blanche. C’est le cas de Colette Messi, qui vient d’acheter deux poulets.  » Je n’achète pas régulièrement les poulets. Mais quand je les achète, les prix sont toujours abordables. Il n’y a pas de problèmes avec le poulet. Les problèmes se trouvent au niveau des prix du riz, du plantain, des huiles de table, etc. « , affirme-t-elle.ProductionSi selon les vendeurs de poulets la production actuelle est bonne, cela ne semble pas être l’avis de Bernard Njonga, président de l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic) qui reconnaît par contre que la filière se relève peu à peu.  » Avant la grippe aviaire, la production nécessaire pour satisfaire la demande sur le marché camerounais était de 600 000 poussins par semaine. Mais la grippe aviaire a fait chuter cette production. La filière s’est relevée, et à l’heure actuelle, nous sommes à 330 000 poussins par semaine. Alors, il y a un gap en terme de poussins qui tourne autour de 200 000 poussins par semaine. C’est ce gap qui est en train d’être résorbé par l’appui du gouvernement qui vient d’accorder 225 millions à l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) « , argue-t-il. Si ce gap est comblé, les Camerounais pourront voir baisser les prix du poulet. Plus encore, le Cameroun sera capable d’exporter le poulet produit localement. Une ambition qui, de l’avis d’Ahmadou Moussa, président de l’Ipavic, pourra être réalité en 2010.

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