Nicolas Mviena, chef d’agence Royal Travel Agency
Je pense qu’avec le décollage de la Camair-co, nos clients vont bénéficier de beaucoup de réduction. Il faut relever que l’absence de la Camair a accru la demande dans les autres compagnies aériennes qui doivent désormais gérer ceux qui voyageaient par la Camair. Et du coup, les tarifs augmentent, conformément à la loi de l’offre et de la demande. Par ailleurs, la Camair avait pour destination prioritaire la France et les vols partaient directement du Cameroun pour la France sans escale, ce qui fait que les voyageurs qui ne supportent pas les tracasseries des correspondances préféraient les vols de la Camair. Aussi, quand il y a une compagnie nationale, il y a fluidité des vols à l’intérieur du pays. Au niveau du fret également, certains petits commerçants se déplaçaient régulièrement pour s’approvisionner à l’étranger. Or aujourd’hui, ce n’est pas facile, ils sont obligés de se regrouper pour envoyer une personne, là l’agence de voyages perd en clients. Nous pensons qu’une compagnie aérienne nationale va nous donner des bonus consistants comme le faisait la Camair, contrairement aux compagnies étrangères.
Abel Claude Ngwa, chef d’agence Uni Voyages
C’est une très bonne chose que le Cameroun ait sa compagnie aérienne. Beaucoup de nos clients en font la demande régulièrement, lorsqu’ils arrivent dans nos services. Si Camair-co démarre, ça fera d’abord une compagnie de plus. Ce qui peut contribuer à bousculer la concurrence ; même si les prix ne sont pas bas, à partir du moment où ceux qui sont là sauront qu’un autre est arrivé, ils ne vont plus faire n’importe quoi. Nous, en tant qu’agence de voyages, nous sommes là pour éviter des tracasseries aux usagers, en leur proposant des services au prix des compagnies aériennes. Ce que nous souhaitons c’est que la Camair-co, en tant que compagnie nationale, ne s’éloigne pas des pratiques de la Camair, qui n’était pas, par exemple, très regardante sur le poids des bagages des voyageurs. Au niveau même de l’ambiance, la chaleur africaine qui régnait dans les vols Camair manque toujours aux Camerounais.
Pierre Ngandeu, chef d’agence Moabi Voyages
Le décollage de Camair-co pour moi est d’abord une question de fierté personnelle. Je ne vois aucun Camerounais non content de travailler avec une compagnie nationale. Nos clients qui étaient habitués à voyager par vol Camair ont changé, mais jusqu’à lors, ils ne cessent de dire qu’ils se sentent bien avec leur compagnie nationale, surtout les Camerounais. Et même les étrangers, car la politique promotionnelle de la Camair que, je pense, Camair-co va suivre, était un peu plus souple dans son application. Les montants étaient moins élevés. A l’approche de Noël, par exemple, les tarifs étaient attrayants avec des baisses considérables. Pendant les vacances également, la même chose s’observait pour ce qui est de la destination Europe, et ce pendant toute la durée des vacances. C’est la Camair qui a amené les compagnies étrangères à fixer à 46kg, au lieu de 20kg, le poids limite auquel a droit le client. Parce qu’elle avait fixé sa barre à 50kg avec des marges de 4kg. Or, dans les autres compagnies, dès que le poids des bagages déborde d’un kilogramme à la barre de 46kg, le voyageur doit payer. Nous attendons tous avec impatience le décollage de la Camair-co et nous souhaitons qu’elle reste sur les traces de la Camair.
Propos recueillis par A.E.




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