Paul Biya reconnaît l’échec de la politique des « grandes ambitions »

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5 Juil 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires

« Pour dire les choses clairement, je crois que nous avons
manqué de dynamisme. L’inertie que j’ai souvent
dénoncée a repris le dessus. Malheureusement aussi, la
corruption, même si elle est vigoureusement combattue,
continue de freiner notre action »
.


Le président de la République redéfinit les priorités de son gouvernement. L’intégralité de sa communication spéciale à l’occasion du conseil ministériel du vendredi 03 juillet 2009.

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les Ministres, (les Secrétaires
d’Etat),
Je voudrais tout d’abord féliciter ceux et celles d’entre vous qui, dans leurs anciennes ou nouvelles fonctions, ont été confirmés au sein du Gouvernement.
Je désire également souhaiter la bienvenue à ceux et celles qui les rejoignent pour apporter leur contribution à notre œuvre commune de démocratie et de progrès.
Mon objectif n’a pas changé. Il s’agit, à travers la politique des« grandes ambitions» définie au début du septennat, d’assurer le développement de notre pays et
d’améliorer les conditions d’existence de notre population. Si, incontestablement des avancées ont été réalisées,les résultats obtenus n’ont pas été à la hauteur de toutes nos attentes. Il était donc nécessaire de se demander pourquoi, d’identifier les obstacles rencontrés et d’en tirer les leçons.Certes, la crise mondiale qui a atteint le Cameroun il y a quelques mois, a compliqué notre tâche. Certains
secteurs comme le bois ou le coton ont particulièrement souffert. Des entreprises ont dû licencier du personnel.
Mais la crise n’explique pas tout. Globalement en effet,notre économie a été plutôt moins touchée que d’autres. Pour dire les choses clairement, je crois que nous avons
manqué de dynamisme. L’inertie que j’ai souvent dénoncée a repris le dessus. Malheureusement aussi, la corruption, même si elle est vigoureusement combattue,
continue de freiner notre action.J’ai dit, il n’y a pas si longtemps, que nous ne devionspas baisser les bras devant les difficultés et que nous devions, bien au contraire, en tirer un surcroît d’énergie pour préparer la sortie de crise. D’ailleurs, les premiers signes d’une reprise de l’économie mondiale commencent
à se manifester. Nous devons être prêts à en saisir les opportunités.

Au plan économique général, les grands axes de notre politique économique restent valables:
– Nous devons mettre en œuvre un programme de développement énergétique qui réponde à nos potentialités. Trop de temps a été perdu. Trop d’efforts dépensés en pure perte. Les responsables de ce secteur devront dans les six mois rendre compte des
actions entreprises.
– L’agriculture, à laquelle j’associe l’élevage et la pêche,devrait générer de grands projets agro-industriels qui dorment dans les cartons depuis des années. Là aussi j’attends des décisions, j’attends des résultats. Non seulement nous pourrions ainsi être pour des générations à l’abri d’une crise alimentaire mais nous serions aussi en mesure de satisfaire la demande des pays voisins.
– Nos grands projets industriels et miniers ont marqué le pas. Certes, les crédits se sont raréfiés. Mais en serions-nous là, si avant la crise nous avions été plus
réactifs? Ces dossiers doivent être repris avec davantage de volonté d’aboutir.
– S’agissant des infrastructures, je me félicite bien entendu des progrès réalisés.

Mais combien de chantiers en retard et surtout combien de besoins qui restent à satisfaire. Il va de soi que cette politique de développement dynamique doit s’appuyer sur une gestion budgétaire rigoureuse, mais celle-ci ne doit pas constituer un frein à l’activité économique. Je l’avais dit en son temps, une
politique de crédit plus ouverte, un soutien éventuel de l’Etat et bien entendu une meilleure consommation des crédits doivent accompagner nos efforts de relance.
Le développement économique de notre pays ne doit pas nous faire oublier cette autre mission préliminaire du gouvernement qui consiste à apporter à nos populations un réel progrès dans les domaines de l’éducation, de la santé,des moyens de communication et de l’accès à l’eau etl’électricité. Je n’ignore pas que des efforts considérables ont été faits s’agissant de l’éducation et de la santé mais le
déficit reste important pour l’eau et l’électricité. Il faut absolument y remédier.
J’attends de ce gouvernement réaménagé qu’il donne un nouvel élan à son action en particulier dans les secteurs où une certaine forme de routine ou d’inefficacité
paraît s’être installée. J’attends aussi de lui qu’il remette en vigueur l’usage des feuilles de route qui parait être tombé en désuétude. J’attends enfin qu’il manifeste dans son action une réelle cohésion et une véritable solidarité qui
sont les gages du succès.
Je vous remercie de votre attention.-

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