Le secrétaire exécutif de l’Adeid parle du séminaire qu’il organise cette semaine à Yaoundé sur les risques liés au changement climatique.
C’est quoi l’Action pour un développement équitable intégré et durable (Adeid) ?
L’Adeid est une Ong crée en 1990. Elle s’intéresse aux problèmes de développement durable. Elle tire son essence de la culture locale et essaye de combiner connaissances scientifiques et connaissances traditionnelles pour impulser un développement local intégré. Nous sommes vraiment plongés dans des énergies renouvelables qui permettent d’avoir accès aux services énergétiques de base.
Quels sont les objectifs du séminaire que l’Adeid organise du 10 au 12 mars à l’Ecole nationale supérieur Polytechnique de Yaoundé ?
Le thème de ce séminaire est intitulé : « Changements climatiques, technologies des énergies renouvelables, crise de l’énergie, de l’eau et de l’alimentation ». Parmi les objectifs de ce séminaire, il y a la promotion des énergies renouvelables, la promotion d’une alliance nationale pour le climat qui va regrouper tous les acteurs concernés. Nous voulons également mobiliser tous les partenaires des organisations de la société civile impliqués dans la lutte contre le changement climatique. Le but principal étant d’attirer l’attention de l’opinion publique sur les risques liés au changement climatique. Ceci afin de pouvoir inciter les pouvoirs publics, les autorités municipales, les Osc, et le secteur privé et les populations à s’intéresser à toutes les solutions d’adaptation à ce changement climatique. L’utilisation des énergies renouvelable, par exemple. Ce séminaire regroupe les représentants d’une dizaine de ministères, les acteurs du secteur privé de l’énergie (Aes sonel, Camsuco), les sociétés forestières, les fermes suisses œuvrant dans les palmeraies, une quinzaine d’Ong, les populations paysannes, deux maires et deux chefs traditionnels. Nous organisons cette rencontre avec le partenariat de l’Ecole nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé, le Réseau des associations civiles sur le changement climatique et un partenaire allemand, l’Eed.
Quelles sont les solutions que propose l’Adeid pour lutter contre le changement climatique ?
L’on peut utiliser les énergies renouvelables comme je viens de le dire. Par exemple, chaque ménage de Yaoundé peut transformer les déchets humains et végétaux pour la production de l’énergie domestique (le gaz méthane (Ch4) qui est 21 fois plus réchauffant que le Co2) nécessaire à la cuisson. L’on peut également utiliser les chutes d’eau dans les villages pour produire de l’électricité au lieu d’utiliser le gasoil qui est une énergie fossile. Cette énergie joue beaucoup dans le réchauffement climatique, car le gasoil augmente le taux d’émission de Co2. On peut par ailleurs utiliser le soleil comme énergie renouvelable. C’est le cas des marmites solaires, des plaques solaires, etc. Un dispositif approprié peut être placé sur sa toiture pour chauffer son eau avec l’énergie solaire. Comme autres solutions, l’on peut planter de plus en plus les arbres. Parce que les forêts sont des puits de carbone atmosphérique.




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