Jacques Fame Ndongo : « Nous allons à présent passer à la phase répressive »

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9 Avr 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires



Le ministre de l’Enseignement supérieur annonce des sanctions à l’encontre des bailleurs des mini-cités de Bonamoussadi à qui refusent d’appliquer les prix homologués.


Les problèmes de logements des étudiants prendront-ils fin cette fois-ci avec ces énièmes résolutions (du 06 avril 2009) conjointement signées pa les pouvoirs publics, les étudiants et les bailleurs ?

Suite aux plaintes répétitives des étudiants, je suis descendu sur le terrain (Bonamoussadi à Yaoundé, ndlr), accompagné du recteur de l’Université de Yaoundé I, de l’inspecteur général des services et du représentant du ministère du Commerce pour toucher du doigt les réalités des logements d’étudiants. Ce n’est pas une énième foi, c’est la première fois que le ministre de l’Enseignement supérieur descend sur le terrain pour voir ce qui se passe. C’est donc un événement capital, parce que rien ne sera plus comme avant. Vous avez constaté qu’il y a déjà des mises en demeure faites par le ministère du Commerce. Après ces mises en demeure, il y aura la phase répressive. J’ai demandé aux étudiants de s’organiser en comité de vigilance pour refuser les prix exorbitants et dénoncer les cas dysfonctionnels. Parce que nul n’est au-dessus de la loi Et nous allons immédiatement agir. Déjà au Minesup, il existe une cellule de lutte contre la corruption. Cette cellule est à l’écoute des étudiants et aussi des bailleurs. Dès que nous sommes saisis d’un cas, nous agissons immédiatement et les sanctions suivent. Je souhaite que cette fois-ci les prix soient effectivement respectés. La phase pédagogique est terminée, nous allons à présent passer à la phase répressive avec le concours des étudiants eux-mêmes ainsi que des bailleurs.

Après la signature de ces résolutions et votre descente sur le terrain, certains bailleurs ont menacé d’expulser les étudiants qui refuseront de payer les prix qu’ils exigent. Quelle est la suite à donner à ces menaces ?

Les bailleurs n’ont pas le droit d’expulser les étudiants s’ils payent régulièrement leurs loyers. Je dois signaler que la plupart des bailleurs n’ont ni titre foncier, ni permis de bâtir. Cela signifie qu’ils sont hors-la-loi. C’est très clair. Nous fermons les yeux, parce que c’est un cas social. Il faut bien loger les étudiants. Je précise également que nous avons constaté une très grande insalubrité au niveau des toilettes. Tout cela doit cesser. Il faut que les cinq critères fixés au niveau de la Brigade spéciale de contrôle des loyers des logements estudiantins soient respectés par les bailleurs. Il s’agit de l’habitabilité, de l’accessibilité, du confort, de la sécurité et de la salubrité. Evidemment, nous demandons aux étudiants de respecter les clauses du contrat signé avec les bailleurs. Il faut que chacune des deux parties respecte les clauses du contrat de bail. Je signale également qu’aujourd’hui, à 14h, le ministre du Commerce préside une réunion pour faire appliquer la réglementation en vigueur. Vous voyez donc que les choses ne seront plus comme avant.

Les bailleurs ont-ils été avertis du début de la phase répressive qui va bientôt commencer ?

Ils le savent depuis samedi dernier. Je suis avec eux tous les jours depuis samedi. Je n’ai peut-être pas rencontré tous les bailleurs, mais nous avons vu les concierges et leur avons demandé de respecter la réglementation, car nul n’est au-dessus de la loi. Et force reviendra nécessairement à la loi. Nous sommes dans un Etat de lois. Et non dans un Etat de non-lois où chacun applique sa loi.

Il demeure le problème des locataires de ces mini-cités qui ne sont pas des étudiants, ce qui rend parfois exorbitants les prix des loyers. Que fait le Minesup pour trouver une solution à ce problème ?

Je rappelle qu’il s’agit d’une zone de résidence universitaire. Donc, c’est une zone protégée. En principe, ne devraient pas y habiter des non-étudiants. C’est la réglementation en vigueur. Néanmoins, on peut tolérer qu’il y ait des non-étudiants. Bien entendu, je m’occupe des étudiants. Je suis le ministre de l’Enseignement supérieur, je m’occupe des problèmes des étudiants et non des non-étudiants.

Peut-on arriver à ce que la zone de résidence universitaire soit uniquement habitée par des étudiants ?

Je ne peux pas le savoir. Comme je l’ai dit, c’est un principe. Et vous savez qu’entre le principe et la pratique, il y a souvent un décalage. Ce que nous souhaitons, c’est que les prix homologués par le ministère du Commerce soient respectés par tous, bailleurs et étudiants.

Propos recueillis par Beaugas-Orain Djoyum

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