Le neveu de l’enseignant, élève en Terminale, raconte les faits tels qu’il les a vécus.
Vous étiez dans la maison au moment de l’arrivée du maréchal Albert Atangana. Comment l’assassinat de votre Oncle et des autres s’est-il passé ?
(Il est couché sur un tapis, larmoyant. Après quelques minutes, il répond à voix basse). Le maréchal de logis chef Albert Atangana est arrivé chez nous lorsqu’il était 5h15.
Lorsqu’il est arrivé, il a secoué la porte. Mon oncle a demandé qu’il attende qu’il cherche les clés. Pendant ce temps, il faisait les tours dehors. Il est revenu et a encore secoué la porte. Au total, il a secoué la porte quatre fois. Dès que mon oncle a ouvert la porte, j’ai entendu un coup de feu. J’étais dans ma chambre. Il s’est rendu dans la chambre de mon oncle. J’ai entendu comment mon oncle lui disait : « Pardon, ne me tuez pas ». Pendant qu’ils bavardaient, j’ai profité de l’occasion pour sortir et fuir de la maison. Quand ils discutaient, la femme s’était cachée sous le lit. C’est quand le téléphone de la femme a sonné qu’il a levé le matelas et l’a vu. Il a tiré sur elle après avoir tiré sur mon oncle. Il va ensuite se mettre une balle dans la tête.
Etait-ce la première fois que Léonie passait la nuit chez ton oncle ?
Non. Ce n’était pas la première fois qu’elle passait la nuit à la maison. Elle venait souvent à la maison. (Il gémit).
Etait-ce la première fois que le maréchal arrivait chez vous ?
Ce n’était pas la première fois qu’il venait chez nous. Il y a deux à trois semaines, il était venu à la maison. Mon oncle n’y était pas. Moi si. Il m’a demandé de dire à mon oncle que monsieur Atangana est passé le chercher. C’était la première fois pour moi de le voir.
Ton oncle était-il marié ?
Je ne sais pas. Nous vivions uniquement à deux à la maison.
Depuis quand vivez-vous ensemble ?
Je suis avec Albert Benga Assola depuis 2003, du moment où il était enseignant à Yokadouma. Quand il est arrivé à Obala en 2004, je l’ai suivi.
Propos recueillis par B-O.D.




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