Crtv : des primes à la discrétion du Dg

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27 Fév 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires


D’après une résolution du conseil d’administration, Gervais Mendo Ze avait la latitude de récompenser ses collaborateurs à sa guise.

Le 06 février dernier, le Conseil de discipline budgétaire et financière a rendu public un communiqué condamnant l’ex-directeur de la Crtv, Gervais Mendo Ze, à payer une amende de deux millions de francs pour les « fautes de gestion » qu’il a commises au cours de ses dix sept années de gestion (1988-2005). Plus encore, le Conseil lui demande de rembourser la somme de 2,6 milliards de francs Cfa au Trésor public.
Parmi les «fautes de gestion» retenues à l’encontre de Gervais Mendo Ze, on peut citer, entre autres, «l’octroi d’avantages sans base légale ou réglementaire à un responsable de la Commission de réhabilitation des entreprises publiques au montant de 15 millions Fcfa», «la perception de frais de représentation indus sans base légale ou réglementaire et sans pièces justificatives pour le montant de 115 millions Fcfa» ou encore «l’engagement des dépenses sans rapport avec les missions assignées à la Crtv au titre d’assistances, d’aides financières et de cachets spéciaux, l’octroi de primes indues au titre de rendement de la redevance audiovisuelle pour le montant de 2.256.153.948 Fcfa».
L’octroi des primes à la direction de la Crtv est réglementé de manière plus ou moins précise. Il existe en effet un texte du conseil d’administration de la Crtv qui autorise le directeur général à accorder des primes et des indemnités à son personnel. Il s’agit de la résolution n°0010 du 30 mai 2000 relative à l’accroissement du rendement du personnel de l’Office. Ce document est conjointement signé de Gervais Mendo Ze (Dg de la Crtv) et de Jacques Fame Ndongo (Pca de la Crtv).
«Le conseil d’administration, considérant le rôle que le personnel de la Crtv aura à jouer dans cet nouvel environnement ( de concurrence, car le décret fixant les conditions et modalités de création et d’exploitation d’entreprises privées de communication audiovisuelle a été signé le 03 avril 2000, ndlr) pour permettre à l’office de continuer à garder le leadership dans le secteur audiovisuel camerounais (…), considérant l’attrait qu’exerce souvent le secteur privé qui offre généralement de meilleures rémunérations que le secteur public (…), demande au directeur général de tout mettre en œuvre pour mobiliser le personnel en adoptant notamment une politique de gestion des ressources humaines plus dynamique et plus propice en vue de rétribuer le rendement», lit-on dans le préambule de cette résolution.
Primes spéciales
En ce qui concerne les primes, il y en a, dans cette résolution, dont les montants sont bien précis. C’est par exemple le cas de la prime d’ancienneté qui est mensuelle et qui est allouée à tout le personnel de la Crtv et du Minefi mis à la disposition de l’office. Cette prime représente «4% du salaire de base du premier échelon de la catégorie après deux ans d’ancienneté et échelonnée de 2% chaque année supplémentaire», précise la résolution. Par contre, le montant d’autres primes est laissé à l’appréciation du Dg. Il s’agit de la prime d’habillement «laissée à l’appréciation du directeur général de l’office en fonction de l’importance de l’événement à couvrir», de la prime de rendement Rav (redevance audiovisuelle, ndlr) allouée annuellement aux personnels de la Crtv et du Minefi impliqués dans le processus de suivi du compte Rav ou encore de la prime pour travaux spéciaux (prime allouée aux personnels impliqués dans les travaux spéciaux de gestion – budget, comptes, mise à jour du compte Rav – et des couvertures à caractère spécial). La résolution du 30 mai 2000 précise que ces deux dernières primes sont «laissées à l’appréciation du directeur général en fonction de la nature et de l’intensité des travaux».
Ce texte donne ainsi la possibilité au Dg de donner combien il veut à qui il veut. D’ailleurs, la résolution se termine en relevant que toutes ces primes pourraient, dans la mesure du possible, être revalorisées, compte tenu des nécessités et des moyens disponibles.
Beaugas-Orain Djoyum

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