Carrefour giratoire de Nlongkak : les démolitions ont commencé

Naviguez sur les http://fakewatch.is/ canaux pittoresques d’Amsterdam, bordés de charmants bâtiments historiques.

28 Mai 2008 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires

Sur le site du futur échangeur au lieu dit « carrefour Préfecture » à Yaoundé, un bulldozer détruit les édifices.

Mercredi 21 mai 2008. Il est 12h à Nlongkak au lieu dit « Carrefour Préfecture ». Un amas de parpaings cassés s’observe sur ce qui y était encore, il y a cinq jours, la station-service Total. A côté de cet amas de pierres et de ferrailles se dresse un bulldozer de l’entreprise Razel, qui détruit le sol armé de béton. Ceci sous le regard d’une dizaine de passants et de techniciens de Razel. Les démolitions ont donc commencé au « carrefour préfecture » de Nlongkak qui sera transformé dans les 23 prochains mois en un carrefour giratoire avec passage souterrain. Le stade clôturé de handball, situé à quelques mètres de celui du football, a été démoli depuis jeudi dernier. Et sur le site, difficile d’imaginer qu’il y avait un stade de handball. Tout a été cassé, puis transporté. Les propriétaires de « call box » et de photocopieurs, les secrétaires publiques et vendeuses de nourriture y exercent encore sereinement leurs activités. « La communauté urbaine de Yaoundé ne nous a pas encore donné un délai pour partir. Mais des croix ont déjà été marqués sur mon kiosque à journaux. En principe, c’est la Cuy qui doit nous indiquer le lieu où nous allons nous installer, car Messapresse et la Cuy sont liés par un contrat. Dès qu’une place nous sera proposée par la Cuy, nous allons déménager sans délai, car les travaux avancent », affirme Innocent Tankoua, gérant du kiosque à journaux qui se trouve près des services du gouverneur après avoir traversé la chaussée.
« C’est la phase de libération des emprises qui est ainsi amorcée. Après la destruction du stade de handball et de la station-service, viendra le déracinement des arbres. Ensuite ce sera les panneaux publicitaires qui seront déterrés et suivra enfin la destruction des clôtures sur lesquelles nous avons placé des croix rouges », confie un cadre de l’entreprise Razel rencontré sur le site. Il affirme par ailleurs que c’est après la destruction des clôtures sur lesquelles sont marquées des croix que certaines routes vont être barrées.
Au bas du grand panneau publicitaire de Guinness qui s’élève au centre du carrefour, l’on observe deux trous d’environ un mètre de profondeur chacun. « Nous cherchons à cibler les itinéraires des câbles électriques, de téléphone et des tuyaux d’eau », nous confie un employé qui déposait les pioches et les pelles dans ces trous. Non loin des services du gouverneur et à quelques pas du kiosque de journaux, deux hommes s’affairent à déterrer leurs panneaux publicitaires. Sur le site, les locaux devant abriter la base du chantier ne sont pas encore construits. Selon une source sûre, la base du chantier sera construite près de l’échangeur simplifié de Nlongkak, et se construira au fur et à mesure que les travaux de la phase de terrassement s’effectueront.
Modernité
Les populations s’accordent à reconnaître que ce carrefour giratoire est un projet intéressant qui donnera à la ville de Yaoundé le visage d’une ville moderne. « Il y a un manque de routes à Yaoundé. Et le « carrefour Préfecture » de Nlongkak est classé parmi les carrefours les plus embouteillés de la ville aux heures de pointe. Cet échangeur en construction va, non seulement, donner un visage moderne à Yaoundé, mais va également réduire le nombre d’embouteillages qui s’observent un peu partout dans la ville », affirme Gaston Loga, un taximan. D’autres personnes sont plutôt impressionnées par le début rapide des travaux. C’est le cas de Joseph Bamal, un usager de la route rencontré au « carrefour Préfecture ». « Au Cameroun, nous ne sommes pas habitué à voir un chantier commencer dès qu’il est annoncé. Il existe plusieurs projets dont les premières pierres ont été officiellement posées depuis des mois, mais qui n’ont pas encore commencé. Ce qui n’est pas le cas avec ce carrefour giratoire en construction », se réjouit-il. Dans tous les cas, les habitants de Yaoundé sont avides de voir le nouvel échangeur s’élever.

Le projet de l’échangeur en bref

Maître d’œuvre : Communauté urbaine de Yaoundé
Maître d’ouvrage : Razel Cameroun
Début travaux : 11 avril 2008, lancement officiel des travaux par le Premier ministre, Ephraïm Inoni.
Fin travaux : avril 2010
Coût des travaux : 11 milliards de francs
Financement :
4 milliards de francs du Contrat de désendettement et de développement (C2D)
7 milliards de francs de l’Etat du Cameroun issus des fonds Ppte inscrites dans le budget d’investissement public du ministère du Développement urbain et de l’Habitat

Grands axes du projet :
Création d’un giratoire de 100m de diamètre
Création d’un passage souterrain de quatre voies
Création de 6500 mètres carrés de jardins et de places de parkings

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