Campost : Tecsult ou l’échec des Canadiens

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27 Fév 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires

Au terme de son contrat de gestion, la société d’ingénieurs-conseils n’a pas honoré tous ses engagements et laisse un déficit de deux milliards de francs Cfa.

Le 26 février 2007, lors de l’installation de la société canadienne d’ingénieurs-conseils Tecsult International Limited à la tête de la Campost, Polycarpe Abah Abah, alors ministre de l’Economie et des Finances, a rappelé à la société canadienne ses objectifs : « Mettre en place la filiale des services financiers postaux de même qu’un système de suivi et de traitement des réclamations ; accroître le chiffre d’affaires ; développer et élargir l’offre de services ; augmenter les nouveaux dépôts en comptes d’épargne ; améliorer les délais d’acheminement des courriers accélérés et ordinaires ». Des objectifs contenus dans le cahier de charges qui prévoiyait également la formation des cadres de la Campost. Deux ans plus tard, au terme de son contrat, celle que l’on présentait comme un « expert dans le processus de restructuration des entreprises, dont celles du secteur postal », a failli à plusieurs objectifs. Tecsult a, non seulement été incapable de mettre en place une filiale financière de la Campost, mais achève son contrat avec un déficit de deux milliards de francs Cfa qui lui est imputable comme le relève l’hebdomadaire Repères dans sa livraison du 12 février dernier.
Plus encore, Noko Adjang, chef du service de la dépense de cette entreprise a pris la clé des champs avec une somme de 500 millions de francs Cfa. La dernière actualité à la Campost fait état d’un cambriolage avec à la clé d’« importantes sommes d’argent et de nombreux documents emportés ». Le vol a été perpétré à la Direction de la comptabilité et à la Direction commerciale dans la nuit du 19 au 20 février 2009.
Rencontré hier au Centre des chèques postaux situé non loin du lieu dit Capitole à Yaoundé, un client de la Campost affirme qu’il ne perçoit pas les changements apportés par l’équipe de Tecsult. « Nous continuons avec les mêmes tracasseries et les bousculades au moment de la perception de nos salaires. Il y a eu un début d’amélioration l’an dernier lorsqu’on nous a permis d’aller percevoir nos salaires dans d’autres bureaux de la Campost. Comme par exemple dans les guichets situés à Camtel. Mais cela n’a duré que deux mois. La lenteur des services continue et il faut parfois passer toute une journée ici avant d’avoir son salaire », confie sous anonymat un autre client.

Bilan

Dans un discours prononcé lors de la cérémonie d’inauguration de l’hôtel des postes de Nanga Eboko, le dg de la Campost, Djamel Zouglami, notait les avancées de la structure : « Sur la base de plusieurs indices fiables, nous notons le retour de la confiance fidèle de la clientèle à nos guichets. Si tout le monde reconnaît que le secteur postal n’a pas eu fière allure ces dernières années à cause, entre autres, de l’épargne postale, eh bien ! il faut dire que les indicateurs sont passés au vert depuis peu ».
Dans le bilan que dresse le Dg, l’on note une progression des versements des clients (80% en 2008) et la diminution de la dette des épargnants de l’ordre de 37%. L’informatisation des services est par ailleurs en cours avec l’implantation d’un nouveau système de comptabilité. Pour cela, l’entreprise a récemment acquis 150 ordinateurs qui ont été répartis dans les différents bureaux de poste de l’entreprise. L’équipe met également à son compte l’amélioration du courrier des administrations des entreprises, du transfert d’argent et du courrier accéléré (Ems). Hier, au ministère des Postes et Télécommunications, le dossier Camtel était sur la table du directeur des Normes et des Activités postales, Djibrine Younouss. « Je suis actuellement en train de travailler sur ce dossier et je vais le transmettre avec toutes les informations nécessaires à l’Etat et non à la presse », a-t-il indiqué au reporter du Jour.

Beaugas-Orain Djoyum

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