[Digital Business Africa] – A la suite du mouvement #JeveuxMaCNI lancé sur les réseaux sociaux au Cameroun pour fustiger les retards enregistrés dans la production des cartes nationales d’identité et pour réclamer leur délivrance, le délégué général à la sureté nationale, Martin Mbarga Nguelé a publié un communiqué pour donner les raisons de la situation actuelle. L’intégralité de ce communiqué annotée par la rédaction de Digital Business Africa.
« Suite à la diffusion de certaines informations concernant les titres identitaires, notamment les Cartes Nationales d’Identité et les passeports, dans les réseaux sociaux, le Délégué Général à la Sûreté Nationale porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale ce qui suit:
Depuis le 09 août 2016, sur autorisation du PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, un nouveau système de sécurisation de la Nationalité Camerounaise a été mis en place à la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (avec le français Thalès via Gemalto, Ndlr) . Cela faisait suite aux graves défaillances et aux nombreux dysfonctionnements observés dans l’ancien système mis en place en 1994 (par Thalès, Ndlr), et qui a montré toutes ses limites.
Avec cet ancien système, des individus pouvaient se faire établir une Carte Nationale d’Identité pour aller commettre un crime, toucher un bon de caisse volé, percevoir indûment le salaire d’un tiers ou pour ‘‘naitre de nouveau’’.
Aujourd’hui, la Nationalité Camerounaise est bien sécurisée et il a été mis fin aux différents désagréments qui impactaient négativement l’économie camerounaise, le système de sécurité et l’environnement social. Les détenteurs de multiples identités n’ayant plus la possibilité de se faire établir plusieurs titres identitaires. Selon les dernières statistiques, plus de trois millions de Camerounais ayant personnellement changé des éléments de leur filiation, se retrouvent en situation de double, triple, quadruple identité et autres usurpations.
En l’état actuel de la législation, seule la première identification contenue dans la base des données est considérée comme étant l’identité authentique d’un citoyen. Malheureusement, les détenteurs de ces multiples identités refusent de faire valider leur identité authentique, car ayant développé d’autres avantages avec leurs multiples identités.
Cette situation préoccupante est en cours d’examen par les différentes Administrations impliquées dans le processus de sécurisation de la Nationalité Camerounaise.
En attendant l’aboutissement des travaux de ce Comité, il parait opportun de préciser que les anciennes Cartes Nationales d’Identité restent valables jusqu’ a leur date de péremption qui est de dix ans.
La Délégation Générale à la Sûreté Nationale compte à ce jour deux cent quatre-vingt Postes d’Identification à travers le territoire national, dont cinquante Postes d’Identification Mobiles. Sa capacité de production actuelle est de dix mille Cartes Nationales d’Identité par jour. Cette capacité journalière passera à quinze mille, à la faveur de la mise en service du Centre de Production Secondaire de Garoua. Plus de deux cent quarante-cinq mille Carte Nationales d’Identité déjà produites y sont en souffrance et en attente de retrait par leurs demandeurs.
C’est dire que malgré le ralentissement dans la production liés aux difficultés techniques, aux procédures et à la livraison du matériel, le service public de production des Cartes Nationales d’Identité reste très actif. Il n’y a donc pas lieu d’occulter les faits et de tenter quelques manœuvres de récupération, de manipulation politiques ou de vouloir susciter des comportements antipatriotiques au sein de la société.
En ce qui concerne la délivrance des passe
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