[DIGITAL BUSINESS AFRICA] – La startup Ejara basée à Douala et spécialisée dans les services financiers mobile a annoncé ce mois d’octobre 2021 avoir bouclé un tour de table qui a permis la levée de 02 millions de dollars Us (1 135 579 600 francs Cfa, cours du dollars Us au 07 octobre 2021) afin de rendre les services financiers plus accessibles et sûrs.
Ejara opère une application mobile de services financiers, qui permet à toute personne possédant un smartphone d’acheter, de transférer, de sauvegarder et d’épargner en toute sécurité des actifs numériques fractionnés.
Ce tour de table, écrit Ejara dans son communiqué, rassemble Mercy Corps Ventures, Lateral Capital, LoftyInc Capital Management et NetX Fund, ainsi qu’un groupe de business angels comprenant Pascal Gauthier (PDG de Ledger) et Jason Yanowitz (cofondateur de Blockworks).

Extraits du communiqué d’Ejara
« Cette levée s’inscrit dans le prolongement du soutien financier et opérationnel déjà apporté par Resiliance (le fonds d’investissement du groupe Touton) et BPI France. Elle récompense le développement rapide de l’entreprise et lui permet de toucher un public bien plus large.
Avec 430 Millions de personnes dont 200 Millions partageant la même monnaie (FCFA), l’Afrique francophone est l’un des marchés financiers les plus dynamiques et accueillants d’Afrique. Avec 548 Millions de comptes d’argent mobile enregistrés et une estimation de 490 Milliards de transactions en 2020, l’Afrique francophone représente la prochaine frontière pour les applications bancaires et d’investissement mobiles. Ejara est la première société de gestion d’actifs numériques de la région à capitaliser sur cette opportunité.
Ejara répond à trois problèmes structurants :
Un problème de sécurité d’abord. La multiplication des cas d’escroqueries dans toute la région a entraîné une méfiance à l’égard de nouveaux modèles bancaires et financiers, bien que 48 milliards de dollars US de transferts de fonds de la diaspora continuent d’affluer vers l’Afrique. Qu’il s’agisse d’un commerçant cherchant à s’approvisionner auprès de fournisseurs internationaux ou d’un particulier cherchant à diversifier ses investissements, la plupart des citoyens s’appuient sur des systèmes financiers archaïques et onéreux, qui empêchent leur développement. Ejara offre une solution à ces opérations avec en prime un message d’éducation financière inspirant.
Ejara résout aussi le problème de la ségrégation financière, dans la mesure où une large partie des populations d’Afrique francophone n’est pas bancarisée. Comme le souligne Nelly,
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