Bacc 2009 : Comment «l’eau a coulé» à Akonolinga

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11 Juin 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires


Au lycée mixte d’Akonolinga, trois élèves ont été extraits des salles d’examen, parce qu’ils ont été surpris la veille avec l’épreuve de langue française.

A Akonolinga, dans le Nyong et Mfoumou, région du Centre, les élèves des classes de Terminales craignent que le Bacc 2009 soit annulé dans leur centre. Trois candidats ont été extraits des salles d’examen du lycée mixte d’Akonolinga le mercredi 03 mai 2009, deuxième jour des examens. Comme s’ils s’étaient passés la consigne, les élèves de terminales de cette ville se gardent de parler de cette affaire à la presse et encore moins de donner les noms des camarades exclus. Silence également de la part des autorités du lycée, de la délégation départementale des enseignements secondaires et du commissariat spécial de la ville.
Le 09 mai 2009, après moult négociations, une candidate accepte de se confier, sous anonymat, au reporter du Jour. « Tout commence le lundi 1er mai, la veille de l’examen. M. Mekoulou, délégué départemental de l’Agriculture du Nyong et Mfoumou s’inquiète du fait que sa fille, Guilaine T., ne soit pas encore rentrée à la maison aux environs d’une heure du matin. Au retour de Guilaine T., elle explique à son père en furie qu’elle était en train d’étudier, avec un autre camarade de classe, chez Dominique M. qui, par ailleurs, est son voisin. Elle ajoute qu’elle a d’ ailleurs abandonné ses camarades en train d’étudier », raconte notre source. Cette explication ne convainc pas M. Mekoulou qui, pour plus de certitude, demande à sa fille de le conduire où elle était. «Quand M. Mekoulou arrive chez le délégué des enseignements secondaires, il constate effectivement que Dominique et son camarade sont en train de corriger une épreuve de langue et, à l’entête, on peut lire « Baccalauréat session 2009 ». Intrigué, le délégué départemental de l’Agriculture va relever le sujet en promettant de trahir Dominique, si jamais c’était effectivement le sujet du Bacc 2009. Cette même nuit, il ira rencontrer le commissaire spécial de la ville pour lui raconter l’affaire », rapporte notre informatrice qui précise que les épreuves du Bacc sont gardées chez Valentin Ambassa Bomba.
Sans surprise, après l’épreuve de langue, M. Mekoulou constate que le sujet de la session 2009 est bien celle qu’il avait vue la nuit. Guilaine T. est interpellé afin de dénoncer ses camarades. «Mercredi matin, avant le début de l’épreuve de philosophie, Dominique n’était pas dans la salle. Avant le lancement de l’épreuve un surveillant va nous dire que Dominique, Guilaine et un autre candidat venaient d’être interpellée au lycée par les policiers et qu’ils ne continueront pas la composition », poursuit notre source.
Mystère
Les trois candidats seront entendus au commissariat spécial d’Akonolinga et seront par la suite transférés au commissariat de sécurité publique pour une détention préventive. Après quelques heures, apprend-on, les deux camarades de Dominique seront libérés. Avant-hier, 09 mai 2009, les policiers du commissariat affirmaient que Dominique était toujours en détention préventive, qu’il venait d’être entendu par le procureur. «Vous ne pouvez pas le rencontrer », lance un policier.
Rencontrée, Guilaine T. s’est abstenue de toute déclaration. Son père aussi. «C’est une affaire très complexe. Je ne peux pas faire de déclaration à la presse. C’est à ma hiérarchie de le faire», affirme quant à lui l’enquêteur, le commissaire spécial Nkolwa. Question posée au délégué départemental des Enseignements secondaires « comment se fait-il qu’une épreuve se retrouve chez des élèves la veille, alors qu’avant l’ouverture de l’enveloppe le jour-j, les élèves ont constaté que l’enveloppe était intacte ? ». Réponse de Valentin Ambassa Bomba : « Allez voir le délégué régional des Enseignements secondaires, le ministre, l’Office du baccalauréat pour avoir plus d’informations ». Il ne souhaite d’ailleurs pas en dire plus.
Informé de cette situation, le ministre des Enseignements secondaires, Louis Bapès Bapès, va dépêcher mercredi à Akonolinga une émissaire pour y voir plus clair. «Il aurait dit à l’envoyée du ministre qu’il a ouvert l’enveloppe », rapporte notre informateur. Des déclarations contrastant avec la première version accordée au proviseur : «Un ancien camarade du lycée général Leclerc que j’ai rencontré à la gare m’a remis l’épreuve la veille alors que j’allais à la messe». Notre source croit savoir que Dominique aurait avoué avoir ouvert l’enveloppe par contrainte afin de protéger son tuteur. Jeudi dernier également, le directeur général de l’Office du Baccalauréat du Cameroun, Zacharie Mbatsogo, s’est rendu à Akonolinga pour vérifier les faits. Pour l’instant, la décision du ministre des Enseignements secondaires est attendue, mais déjà, les trois candidats sont suspendus pendant trois ans de tout examen, comme le prévoit la police des examens.
Beaugas-Orain Djoyum à Akonolinga


Yaoundé dans la danse

Selon un surveillant de salle d’examen au lycée bilingue d’application, certains candidats de Tle A avaient l’épreuve de Maths du Bacc 2009 avant le début de l’épreuve. Enseignant de mathématiques, il affirme que trois élèves l’ont rencontré avant l’épreuve afin qu’il corrige deux exercices. Après le déroulement de l’épreuve, il constate, surpris, que l’épreuve de maths du Bacc 2009 contient les sujets qu’il a traités. « J’ai appelé l’élève et lui ai demandé de me dire la vérité. Elle m’a révélé qu’elle a reçu cette épreuve d’une nièce, élève au collège Vogt. Cette dernière, quant à elle, l’a reçue d’une amie résidant à Akonolinga », confie l’enseignant, sous anonymat. Au cours de la même épreuve, dans le même lycée, une candidate dont nous taisons le nom se serait exclamée en salle après avoir reçu son épreuve, en ces termes : « Hé ! J’ai traité ce sujet pendant la pause ». Une exclamation qui a attirée l’attention de tous les candidats.

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