
Les tests de détection du taux d’alcool dans le sang ne seraient pas régulièrement effectués.
« Pour laver ma figure afin de voir plus clair, il faut que je prenne une bouteille de bière ». Parole d’un chauffeur au cours d’une discussion sur les accidents de la route il y a quelques semaines au quartier Mimboman à Yaoundé. C’est dire que certains chauffeurs, inconscients du danger que représentent les boissons alcoolisées pour leur activité, ne s’en privent pas. Pour éviter les drames sur nos routes, le gouvernement camerounais a mis en place, il y a quatre ans, des alcotests afin de détecter les chauffeurs qui boivent de l’alcool avant de conduire. « Sur les 50 000 tests que nous avons effectués au premier semestre 2008, 5% sont positifs. C’est dire que sur cent conducteurs contrôlés, cinq sont positifs », affirme Zacharie Ngoube, sous-directeur de la Prévention routière et de la Sécurité au ministère des Transports. Si l’initiative du ministère du Transport est louable, les agences constatent qu’elle n’est pas régulièrement suivie.
Nicolas Oyono est le superviseur général d’une agence de voyage de Mvan à Yaoundé : « L’on a constaté que le test d’alcool effectué par les équipes de prévention routière n’est pas régulier. En effet, ils font rarement ces tests. C’est pour cela que le Pdg de notre agence a fait un voyage en Europe pour acheter des alcotests électroniques. Nous effectuons systématiquement des tests à tous nos chauffeurs avant qu’ils ne décollent », affirme-t-il. Des affirmations que confirment les conducteurs. Zacharie Ngoube martèle pourtant que des alcotests sont fournis à toutes les unités de prévention routière du pays.
B-O.D.





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