Yves Rostand Fopa : « Dans la rue, on m’appelle esprit »

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27 Fév 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires

A seulement 20 ans, cet enfant venu de Kousseri a déjà passé près de dix ans dans les rues d’Akwa.

Yves Roland Fopa est très connu au boulevard de la Liberté à Douala. Il se surnomme « Esprit », un nom d’emprunt qu’il impose pratiquement à ses interlocuteurs. Sa petite taille saute à l’œil. Mais il met en garde : « il ne faut pas me juger par ma taille. Je réfléchis trop vite. C’est pour ça que je suis en avance sur les autres ».
On pourrait donc dire que ce jeune garçon de 20 ans sait ce qu’il cherche dans la rue, à Akwa où il a débarqué en début 2000, en provenance de Kousseri dans la région de l’Extrême Nord. En effet, entre la critique de la société, ses ambitions pour lui-même et le Cameroun, « Esprit » a plutôt les allures d’un homme politique. Ainsi peut-il prodiguer des conseils au président de la République, Paul Biya qu’il invite à bien gérer le pays, « pour alléger les souffrances des populations ». « Il faut récupérer l’argent des ministres qui sont en prison », dit-il.
Comment Yves Rostand Fopa est-il donc arrivé dans la rue à Akwa où il a finalement élu domicile ? Il ne répond pas directement, mais assure qu’il n’a pas eu de choix et qu’il est par conséquent disposé à accepter tout emploi qu’un bienfaiteur voudrait bien lui offrir. De quoi se nourrit-il alors ? « Je mange ce que Dieu me donne, mais il arrive que je reste deux à trois jours sans rien trouver à manger », répond-il, avant d’ajouter sur un ton plein d’humour que « la vie est un combat ». Yves Rostand Fopa est aussi un vrai croyant. Aussi évoque-t-il Dieu, loue son nom à tous les coups. Il se souvient par exemple de cet envoyé de Dieu, qui lui a sauvé la vie d’un geste financier, alors qu’il était admis dans un hôpital de Douala. Les intempéries et les risques, Yves Rostand Fopa n’en parle pas, se contentant de conclure que « je n’ai jamais été agressé dans la rue ». Ses parents qu’il affirme visiter souvent, vivent tous à Douala, dans une maison, pas dans la rue.

Denis Nkwebo

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