Science, Technologie et Innovation : “L’espoir est permis pour l’Afrique” — Entretien avec Pagal Agbanglanon (AUDA‑NEPAD)

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13 Fév 2026 | News | 0 commentaires

[Digital Business Africa] – À l’occasion du Sommet de l’Union africaine (UA), qui se tient du 9 au 15 février 2026 à Addis‑Abeba en Éthiopie, l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA‑NEPAD) organise la Semaine de la science, de la technologie et de l’innovation. Ce rendez‑vous continental réunit d’éminentes personnalités ainsi que des cadres chevronnés de l’Union africaine. C’est le cas de Pagal AGBANGLANON, statisticien à l’AUDA‑NEPAD basé à Johannesburg, en Afrique du Sud, qui s’est prêté aux questions de votre web magazine Digital Business Africa à Addis‑Abeba.

Digital Business Africa : Quel bilan peut‑on tirer de cette conférence dédiée à la Semaine de la science, de la technologie et de l’innovation ?

Pagal AGBANGLANON : Vous avez pu constater l’engagement et la réussite de cette semaine consacrée à la science, à la technologie et à l’innovation. Il faut surtout souligner la présence d’éminentes personnalités et de plusieurs ministres, notamment ceux de la Science et de la Technologie de pays comme la Gambie, le Malawi ou encore l’Afrique du Sud, sans oublier les représentants d’autres États membres tels que le Kenya ou le Ghana. On peut d’ores et déjà affirmer, sans risque de se tromper, que cette conférence est une réussite.

Digital Business Africa : Cette réussite peut‑elle nourrir des espoirs pour un avenir radieux du continent, notamment avec le lancement de la Stratégie de haut niveau pour la science, la technologie et l’innovation en Afrique, horizon 2034 ?

Pagal AGBANGLANON : L’espoir est permis, car sans vision claire, il est impossible d’atteindre des objectifs ambitieux. Cette stratégie permettra d’orienter les pays membres dans leurs différentes politiques sectorielles, notamment au sein des ministères de la Technologie et de l’Innovation, de l’Enseignement supérieur et dans tous les domaines liés à la science, à la technologie et à l’innovation.

Aujourd’hui, le secteur de la science, de la technologie et de l’innovation est transversal : c’est un carrefour, un point de jonction entre plusieurs ministères tels que l’Agriculture, la Santé ou l’Énergie. Tous ont besoin de la science, de la technologie et de l’innovation pour impacter durablement les populations, qui sont inéluctablement les cibles finales. Ainsi, oui, l’espoir est permis. Les pays membres doivent s’inspirer de cette stratégie pour aligner ou orienter leurs politiques nationales sur ses piliers.

Digital Business Africa : Quel appel souhaitez‑vous lancer aux partenaires et aux chefs d’État africains, en marge de ce sommet de l’Union africaine ? 

Pagal AGBANGLANON : Il faut une volonté politique forte pour investir dans le secteur de la science, de la technologie et de l’innovation, car ce sont des outils essentiels pour améliorer l’impact des politiques publiques dans tous les domaines. Il est donc impératif d’augmenter les investissements. C’est l’occasion d’exhorter les parlementaires de chaque pays membre, qui votent les budgets, à envisager une augmentation substantielle des ressources allouées à la science, à la technologie et à l’innovation.

D’ailleurs, depuis 1980, les chefs d’État et de gouvernement réunis à Lagos ont recommandé que 1 % du PIB de chaque pays membre soit consacré à la science, à la technique et à l’innovation, incluant la recherche et le développement.

Propos recueillis par Iris Sédjro GBEGAN, depuis Addis‑Abeba

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