Cinq jours après sa punition le lieutenant, malade, va tenter de se suicider à de l’hôpital militaire de Yaoundé.
Le décret du président de la République, Paul Biya, mettant à la retraite le lieutenant Luc Emane a été rendu public le 1er décembre 2008. Ce décret précise que le lieutenant est mis « à la retraite d’office pour faute grave et faute contre l’honneur dans l’exercice de ses fonctions ». Plus encore, Paul Biya suspend la pension retraite de son ex-collaborateur. Une décision que le président prend rarement. Lorsque Luc Emane apprend cette sanction du fond de sa cellule, il s’évanouit, rapporte un de ses geôliers. Transporté à l’hôpital militaire de Yaoundé, il reprend connaissance le 04 décembre. Dans la nuit du 05 au 06 décembre 2008, il tente de se suicider en frappant son front contre le mur à plusieurs reprises. Mais il sera retenu par les infirmiers présents. Le samedi 7 décembre 2008, il extrait manu militari du pavillon D de l’hôpital militaire pour être reconduit dans sa cellule. Car il estimait qu’il ne s’était pas encore remis de son malaise.
Après son forfait à Genève en Suisse, le lieutenant Luc Emane est ramené au Cameroun sous escorte des éléments de la Direction de la sécurité présidentielle (Dsp). Il est accueilli à l’aéroport de Yaoundé par ses collègues de la sécurité rapprochée du président et les éléments de la garde présidentielle (Gp). Luc Emane est alors conduit au palais présidentiel, où il est placé en garde à vue dans une cellule disciplinaire de la Gp, puis à la prison militaire de Yaoundé.
B-O.D.




Un voleur pas comme les autres