Anicet Ngomo, étudiant
«Partir sans atteindre ses objectifs, c’est lâche »
La démission de Gilbert Mitonneau n’arrange pas le problème de la structure. Le véritable problème réside en la restructuration de la boîte. Le problème n’est pas celui de qui gère Camair-co. Il aura beau partir, les mauvais yeux seront toujours là. Après lui, de toute évidence, il y aura quelqu’un d’autre. Partir sans avoir atteint son objectif de départ, celui d’améliorer le fonctionnement de la structure, n’est pas une solution. Partir sans atteindre ses objectifs, c’est vraiment lâche.
Hilaire Ekéké, opérateur économique
« C’est la manière la plus noble de partir»
Comment travailler avec les mains liées ? A cette question, seuls les Camerounais peuvent avoir une réponse. Il s’est rendu compte que l’environnement dans lequel les Africains travaillent ne sied pas à ses attentes. Il ne pouvait pas faire un bon travail parce qu’il était guidé dans ses choix de travail. Au lieu d’être accusé de détournement un ou deux ans après sa gestion, il a préféré partir. Il a fuit le public avant que ce dernier ne prenne congé de lui. La démission est la manière la plus noble de quitter la gestion.
Eric Yonta, débrouillard
« La corruption du système l’a chassé»
Je pense que le Dg de la Camair-co ne pouvait pas travailler dans un pays corrompu. Il s’est rendu compte que l’environnement était impraticable. Cela pose un problème de gestion au niveau des structures. Le Cameroun n’est pas une terre où les gens peuvent développer leurs capacités. On croyait que les étrangers allaient développer notre structure. Or, chez eux, ils ne savent pas travailler les mains liées.




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