Poste centrale de Yaoundé : Il était une fois… les inondations

Naviguez sur les http://fakewatch.is/ canaux pittoresques d’Amsterdam, bordés de charmants bâtiments historiques.

9 Mar 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires



Les travaux de construction du canal du Mfoundi ont commencé le 25 février dernier avec en toile de fond l’aménagement des espaces loisirs.

Près du Centre culturel français de Yaoundé, un monsieur en costume, chaussant une belle paire de souliers, pressé, veut absolument traverser la ville pour emprunter un taxi du côté de l’immeuble Sni. Mais, une tornade vient de s’abattre et il y a inondation au centre de la capitale. Il ne peut donc pas entrer dans les eaux qui atteignent le niveau des genoux. Un jeune homme se propose de le transporter sur son dos contre une récompense de 500 francs Cfa. Le marché est conclut. Malheureusement, au cours du chemin, le jeune homme se heurte contre une pierre. Et plouf ! Les deux personnages sont dans les eaux. Ceci au grand bonheur des marchands et vendeurs à la sauvette qui n’hésitent pas à se marrer de ce spectacle gratuit. Cette scène qui s’est produite il y a un an, Léonard E. Samba, vendeur à la sauvette est loin de l’oublier. Une conséquence des inondations au centre ville de Yaoundé qui n’est d’ailleurs pas la seule.
Paul Dieudonné Ohandja Asseng, gérant d’un laboratoire photo à l’avenue Kennedy raconte comment ses coéquipiers et lui s’activent dès qu’une tornade s’annonce : « Nous nous précipitons d’abord pour sauver les piles et pellicules exposées que nous mettons en lieu sûr. Car nous avons perdu nos produits plusieurs fois après les inondations. Plus encore, ce qu’on craignait le plus c’était d’être électrocuté, car l’eau atteignait les genoux. Ensuite, pour évacuer les eaux il fallait s’activer pendant des heures. S’il pleuvait par exemple à 15h, alors, le reste de la journée était perdu », explique –t-il.
Canal du Mfoundi
Ces tristes clichés, causés d’une part par le débordement du lit du Mfoundi et d’autres part, par le bouchage des canaux par les ordures, ne seront plus qu’un triste souvenir si l’on s’en tient à la présentation du projet d’assainissement de Yaoundé lancé par le 25 février 2009 par Clobert Tchatat, ministre du Développement urbain et de l’Habitat.
« L’heure est venue de corriger une situation déplorable à bien des égards, de redonner au Mfoundi ses eaux limpides et de redorer le blason de notre cité capitale », a déclaré Clobert Tchatat. Ce projet consiste à la création du canal du Mfoundi aval et de trois dégrilleurs à Yaoundé. Jeudi dernier, à la Scdp, les travaux étaient en cours. « Nous avons commencé avec les fouilles au niveau de la Scdp, bientôt nous allons commencer avec les travaux de béton », affirme un ingénieur chinois, traduit par Richard Awa. Le projet prévoit également la construction des espaces de loisirs (maison de la femme, maison des jeunes, restaurants…).
Les populations de la capitale et particulièrement ceux de l’avenue Kennedy attendent l’aboutissement de ce projet, bien qu’à ce jour les inondations n’y sont plus aperçues, disent-ils, depuis mai 2008. « Nous ne voulons plus vivre ces cauchemars. Dans notre labo, notre principal appareil est placé sur un dispositif surélevé pour éviter les inondations. Ce serait vraiment une bonne chose de ne plus jamais voir les inondations ici et oublier tous ces dispositifs préventifs », affirme Dieudonné Ohandja Asseng. Le projet, financé d’un montant total de 22,3 milliards de francs Cfa, est piloté par le gouvernement camerounais avec l’appui des partenaires internationaux. Les travaux conduits par China International Water and Electric Corp, vont également changer le visage de la rivière Mfoundi. Pour Clobert Tchatat, c’est en quittant son état actuel de rivière poubelle, pour retrouver sa qualité de rivière urbaine, que le Mfoundi participera, comme il le doit, à la recomposition urbaine.
Beaugas-Orain Djoyum

Fiche technique du projet
Construction du canal trapézoïdal et/ou rectangulaire

0,3 km de long (Poste centrale/dépôt pétrolier Scdp),
10 à 15 m de petite base,
20à 30m de grande basse
3,5m de hauteur maximale
Radier en béton armé
Parois en perrés maçonnés
04 ouvrages de traversée
Des pistes d’entretien du canal

Construction de dégrilleurs
Dégrilleur du Mfoundi
Dégrilleur de l’Ekozoa
Dégrilleur du Djoungolo

Actions d’accompagnement
Aménagement d’environ 10ha de jardin public avec près de 04km de pistes pavées (cyclables ou piétonnes, de bancs publics, de lampadaires, …)
Construction des parkings
Construction des espaces loisirs (maison de la femme, des jeunes, snack-restaurant…)
Construction et aménagement d’un réseau de pré collecte d’ordures
Construction d’une unité pilote de compostage des ordures ménagères

Lancement des travaux du canal : 25 février 2009
Durée des travaux : 22 mois
Lancement de l’appel d’offres pour les travaux d’accompagnement : mars 2009
Lancement des travaux d’accompagnement : novembre 2009

Maitre d’ouvrage
: Cuy et Minduh

Entreprise
: China International Water and Electric Corp

Mission de contrôle
: Tecsult / Aecom

Montant : 22,3 milliards de francs Cfa

Financement
: Banque africaine de développement, Bad (90%) et budget Minepat (10%)

Naviguez par Tags : Époque Blog

Articles similaires

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

[DIGITAL Business Africa] – Abidjan, ville de Côte d’Ivoire, vibre au rythme des mélodies africaines le temps d’une semaine. C’est une tradition depuis la première du Festival des musiques urbaines d’Anoumanbo en 2008. Mais cette année (2026), le FEMUA a accordé une...

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

[DIGITAL Business Africa] – Abidjan, ville de Côte d’Ivoire, vibre au rythme des mélodies africaines le temps d’une semaine. C’est une tradition depuis la première du Festival des musiques urbaines d’Anoumanbo en 2008. Mais cette année (2026), le FEMUA a accordé une...

0 Commentaires

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *