Obala : 30 élèves exclus du petit séminaire d’Efok

Naviguez sur les http://fakewatch.is/ canaux pittoresques d’Amsterdam, bordés de charmants bâtiments historiques.

3 Mar 2009 | ACTUALITÉS, News | 3 commentaires


Vendredi dernier, le recteur de l’établissement a renvoyé des élèves de la classe de 1ère A All à cause «des problèmes de discipline».

Dans la famille de Jacques Bekala Tsimi, désormais ex-élève du petit séminaire Saint Joseph d’Efok, tous les noms sont attribués au préfet d’études et au recteur de l’établissement. C’est que les membres de cette modeste famille voient ainsi s’arrêter la formation de leur enfant et la perte de 300 000 francs Cfa représentant les de frais d’inscription.
Jacques Bekala Tsimi fait en effet partie des 30 élèves de la 1ère A All définitivement exclus du petit séminaire, vendredi 27 février 2009, par l’abbé Serge Dénis Boko Ekanga, recteur dudit séminaire.

Sur les motivations de cette exclusion collective, le recteur, nous a déclaré hier que : « C’était un problème de discipline. Nous sommes au séminaire et nous prenons les sanctions qu’il faut. Cela ne doit pas être un événement. Chaque jour, les élèves sont exclus dans les établissements. Ces élèves ont définitivement été exclus. Allez les rencontrer pour qu’ils vous disent pourquoi ils ont été exclus ».

Selon Jacques Bekala Tsimi, tout a commencé jeudi dernier aux environs de 12h30, lorsque l’évêque d’Obala, Jerôme Owono Mimboe, s’est rendu au petit séminaire avec deux enfants métis d’origine française. « L’évêque avait garé sa voiture au niveau du réfectoire, près de notre salle de classe. Il a été accueilli par l’auxiliaire, qui est le porte parole des élèves auprès de l’évêque. Celui-ci est élève en Tle. L’auxiliaire adjoint, Didier Bineli Bineli, est élève dans notre classe. Nous lui avons demandé d’aller accueillir l’évêque comme l’a fait l’auxiliaire. Mais celui-ci avait la frousse. Nous l’avons convaincu de s’y rendre. Il l’a fait. A son retour, toute la classe a commencé à le chahuter en le qualifiant de timide. Certains lui ont demandé s’il n’avait pas transmis sa noirceur aux métis qui accompagnaient l’évêque. Car c’est un garçon noir. L’évêque a donc cru que les élèves se moquaient de lui », raconte Jacques Bakala Tsimi.

A 13h30, le recteur, le préfet des études et les encadreurs convoquent tous les élèves au réfectoire. « On pensait que c’était pour la communication de l’évêque comme d’habitude, mais ce n’était pas le cas », indique l’élève. « A la surprise de tous, le recteur nous demande ce qui s’est passé lors de l’arrivée de l’évêque. Il dit qu’il veut les noms de ceux qui ont hué l’évêque et gronde », affirme Jacques Bekala Tsimi. C’est finalement un élève de la classe seconde qui dira au recteur qu’il a entendu les élèves de la 1ère A rire quand l’évêque est arrivé.

Jacques Bekala Tsimi explique que le recteur va convoquer les élèves de la 1ère A dans son bureau. Il ira voir l’évêque à Obala. A son retour, le préfet leur demande de rentrer en salle. Un sondage sera fait par ce dernier afin de savoir qui sont les auteurs de cette « moquerie ». Mais l’interrogatoire individuel va s’avérer vain. « Le préfet disait que l’évêque s’est fâché en demandant au recteur quel est le type d’enseignement qu’il donne aux élèves », confie Jaques Bekala Tsimi.

Le verdict tombe le lendemain, à la messe de 6h30. Tous les élèves sont réunis. « Le recteur a dit aux élèves de la 1ère A ’’arrangez vos affaires, payez vos dettes, car à partir de ce moment, vous n’appartenez plus à cet établissement’’ ». Les avis d’exclusion seront remis à chaque élève. Certains parents d’élèves sont allés rencontrer l’évêque afin qu’il intervienne, mais celui-ci les aurait renvoyé voir le recteur, qui reste inflexible sur sa décision.

Aujourd’hui, la classe de 1ère A du petit séminaire compte seulement cinq élèves. Ces derniers se réjouissent de leur absence le jour de l’arrivée de l’évêque. C’est cette absence qui leur permet encore d’être élève dans cet établissement.

Beaugas-Orain Djoyum

Naviguez par Tags : Époque Blog

Articles similaires

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

[DIGITAL Business Africa] – Abidjan, ville de Côte d’Ivoire, vibre au rythme des mélodies africaines le temps d’une semaine. C’est une tradition depuis la première du Festival des musiques urbaines d’Anoumanbo en 2008. Mais cette année (2026), le FEMUA a accordé une...

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

[DIGITAL Business Africa] – Abidjan, ville de Côte d’Ivoire, vibre au rythme des mélodies africaines le temps d’une semaine. C’est une tradition depuis la première du Festival des musiques urbaines d’Anoumanbo en 2008. Mais cette année (2026), le FEMUA a accordé une...

3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Blingcool Le Blédar

    J’ai moi même été séminariste à efok. Parti en fin de 5ème, j’étais dans la classe à Bekala Tsimi, qui était un très bon moi. C’est en cherchant des informations sur l’établissement en question que je suis tombé sur cet article, et j’ai les larmes aux yeux…

    Réponse
  2. Blingcool Le Blédar

    Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

    Réponse
  3. Unknown

    s'il vous plait puis je avoir l'adresse email du seminaire d'efok ou un numero de tel

    Réponse

Laissez une réponse à Blingcool Le Blédar Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *