Mathias Eric Owona Nguini : «La guerre de succession au Gabon est clairement ouverte»

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24 Juin 2009 | ACTUALITÉS, News | 1 commentaire

Le socio politologue camerounais analyse les déclarations du Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong et du ministre de la Défense, Ali Bongo.

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Quelle lecture faites-vous de la déclaration du Premier ministre Gabonais, Jean Eyeghe Ndong, sur les antennes de France24 avant-hier qui affirmait notamment que « si certains compatriotes estiment que je peux être candidat, j’examinerais la question » et que « Ali Bongo est mon ministre de la Défense » ?
Les déclarations du Premier ministre Gabonais Jean Eyeghe Ndong montrent que cette personnalité entend faire partie de celles qui vont entrer en compétition pour l’investiture pour les élections présidentielles pour le compte du Pdg, le parti ultra dominant au pouvoir. Ce n’est pas la première fois que le Premier ministre gabonais se positionne comme une personnalité sur qui on devrait compter dans la course à l’investiture au sein du Pdg. Il est désormais clair que Jean Eyeghe Ndong entend se positionner comme l’un des postulants à cette investiture.

Y a-t-il donc une guerre de succession ouverte au sein du Pdg, au vu des déclarations d’Ali Bongo lors des obsèques de son père ?
Effectivement, on peut considérer dans les déclarations de ces deux personnalités faisant partie du sérail politico administratif du Pdg que la guerre de succession s’est clairement ouverte. Cela dit, cette guerre de succession ne date pas d’aujourd’hui. Depuis quelques années un certain nombre des barons du pouvoir se sont positionnés comme des dauphins ou des présidentiables à tel point qu’Omar Bongo a dû frapper du point sur la table pour les rappeler à l’ordre. A présent que le président Bongo n’est plus, les ambitions de ces barrons vont clairement se dévoiler dans la perspective d’une compétition au sein du Pdg pour l’investiture de son président dans l’optique des futures élections présidentielles.

Est-il possible que les partisans du Pdg hostiles à une succession monarchique remportent et décident de ne pas investir Ali Bongo à la tête du Pdg ?
Il est tout à fait possible qu’au sein du Pdg où il a existé, sous le président Bongo, de différentes tendances, celle des caciques, celle des appellistes et celle des rénovateurs, qu’il y ait une convergence de certains acteurs pour que Ali Ben Bongo ne soit pas candidat du Pdg pour les futures élections présidentielles. Dans un certain nombre de milieux appartenant au Pdg, on peut être d’accord pour la reproduction du pouvoir sans que cette reproduction se passe par une désignation d’Ali Bongo comme candidat du Pdg à la future élection présidentielle.

Si Bongo n’est pas investit à la tête du Pdg, peut-il créer son propre parti, aller aux élections et remporter les présidentielles ?
Si Ali Bongo n’est pas candidat au sein du Pdg, il est fort possible que cette personnalité et ses soutiens puissent faire valoir d’autres ressources, notamment en usant du contrôle d’un certain nombre de position dans l’appareil militaire pour peser sur la situation. Mais à partir de ce moment, on risquerait de rentrer dans une crise ouverte. Autre possibilité, si le ministre de la Défense est éliminé dans la course pour la succession au sein du Pdg, est qu’il peut essayer de créer une formation politique dans l’optique d’aller à l’élection présidentielle. Mais compte tenu du caractère extrêmement court des délais, cela sera extrêmement difficile.

La France semble être absente dans cette bataille. Quelle est sa position ?
Il apparaît au vu d’un certain de contact que le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, est plutôt favorable à une position de continuité. Et dans ce schéma une telle solution lui semblerait reposée sur la nécessité de faire d’Ali Bongo le successeur d’Omar Bongo Ondimba. Seulement, cette position va rencontrer des résistances au sein même de l’appareil du pouvoir et au sein du Pdg où beaucoup sont hostiles à une solution qu’ils considèrent comme une solution dynastique.
La France officielle représentée par son président Nicolas Sarkozy ne peut pas intervenir directement dans cette lutte. On a vu l’accueil qu’il a reçu lors de son arrivée aux obsèques du président Bongo. Cela montre à quelle manière l’Elysée a intérêt à jouer discrète en ce qui concerne tout le processus de succession. La France entend s’appuyer sur un certain nombre de leaders de la sous région qui serviraient de médiateurs de manière à convaincre les barrons du pouvoir gabonais d’accepter une solution consensuelle qui se définirait autour d’Ali Bongo comme successeur.

Qui sont ces chefs d’Etat ?
Au vu des manœuvres qui ont été engagées, ce sont les présidents Paul Biya et Denis Sassou Nguesso du Congo, parce qu’ils font partie des plus anciens présidents de la Cemac. Théodoro Obiang Nguema pouvait également prétendre à une telle position, car doté d’une certaine ancienneté. Seulement, la Guinée équatoriale ne fait pas partie des Etats colonisés par la France.

Le délai de 45 jours pourra-t-il être respecté pour l’organisation des élections présidentielles ?
Si les autorités actuelles conduites par la présidente actuelle, Rose Francine Rogombé, veulent jouer le jeu de la légalité, il sera nécessaire de respecter le délai de 45 jours, même si l’on sait qu’au niveau logistique et matériel, cela va être difficile. Il ne faut pas penser que les réserves sur le caractère extrêmement court viennent simplement des milieux du pouvoir Gabonais et du Pdg et de ses alliés. Ces réserves viennent également d’un certain nombre de leaders de l’opposition plus ou moins proche du gouvernement. Donc, cela est possible, mais cela semble difficile, puisqu’il faudra avoir un consensus sur les procédures à mettre en œuvre pour des élections sûres, transparentes et sincères.

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