[DIGITAL Business Africa] – Les dirigeants mondiaux se penchent sur la gouvernance de l’IA, à l’occasion de l’ India AI impact Summit. L’évenement s’achève ce 20 février 2026 après 4 jours de travaux. Avant le même la restitution des recommandations issues des travaux, certains États ou dirigeants ont déjà indiqué leurs attentes sur le futur de l’intelligence artificielle.
Le Kenya a dit son souhait d’intensifier la collaboration avec l’Inde dans des secteurs tels que l’intelligence artificielle (IA), les chaînes de valeur technologiques et les minéraux critiques, attirant l’attention sur les opportunités d’industrialisation et de transfert de compétences.
Maurice a également reconnu le leadership technologique de l’Inde, la présentant comme un pont stratégique vers les marchés africains, facilitant des partenariats triangulaires en matière d’innovation et d’investissements numériques.
Le sommet a souligné l’importance d’une gouvernance mondiale de l’IA qui prenne en compte les priorités africaines, mettant l’accent sur des domaines comme l’agriculture intelligente, la santé numérique, et l’éducation, tout en promouvant la coopération Sud-Sud.
Des organismes comme Niyel, axé sur le plaidoyer et la création de changements, et Qhala ont participé à une journée de réflexion sur les enjeux de l’IA et la collaboration Sud-Sud. Les discussions ont insisté sur la nécessité d’une recherche en IA qui dépasse le cadre académique pour engendrer des impacts concrets, sur l’importance de modèles de coopération équitables, et sur le besoin de renforcer les capacités locales en matière de données et de talents.
En revanche, les États-Unis ont fermement désapprouvé toute forme de gouvernance mondiale pour l’IA, insistant sur le fait de rejeter les préoccupations idéologiques à ce sujet, comme l’a souligné le conseiller de la Maison-Blanche, Michael Kratsios.
Lors du symposium PAIRS, Niyel a dirigé deux sessions : l’une sur la gouvernance participative de l’IA, mettant en avant des exemples de pays du Sud, et l’autre sur l’application de l’IA dans des domaines comme la gouvernance climatique et le développement agricole, en abordant des questions de pouvoir et de responsabilité dans les systèmes d’IA.
Un atelier sur la collaboration Sud-Sud a également traité des cadres réglementaires adaptés aux réalités des pays du Sud et de la gestion responsable des écosystèmes de données.
Le sommet mondial de l’IA à New Delhi représente une opportunité cruciale pour l’Afrique, non seulement pour participer aux dialogues mais aussi pour influencer les normes de gouvernance et ancrer l’innovation technologique dans les contextes socio-économiques africains.
Par Jean Materne Zambo
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