Le chef du Centre social de Yaoundé V parle des activités de sa structure.
C’est quoi le Centre social de Yaoundé V ?
Le centre social de Yaoundé V est un centre social, qui, comme une centaine d’autres centres sociaux, a été identifié par le ministère des Affaires sociales pour bénéficier des financements Ppte (Je ne peux pas donner le montant, c’est la hiérarchie qui peut le faire) afin de venir en aide aux populations à la base dans le cadre du projet « Effectivité et efficience des services sociaux de base en faveur des populations camerounaise vivant en dessous du seuil de la pauvreté ».
Ce centre social, constitué d’une dizaine de personnes, a entre autres missions, la prise en charge des enfants de la rue, qui, aujourd’hui, est le cheval de bataille du ministère des Affaires sociales. Nous travaillons avec un groupe de partenaires et d’Ong qui oeuvrent dans la prise en charge de ces enfants. Et nous encadrons tous ces partenaires.
Combien d’enfants de la rue avez-vous pris en charge ?
Depuis 2006, le centre bénéficie d’un appui supplémentaire pour la prise en charge de ces enfants. En 2007, nous avons recensé 176 enfants de la rue. Nous avons replacé 22 en famille et placé 10 en apprentissage professionnelle. 16 autres ont été placés dans des institutions. Car lorsque l’enfant de la rue est plus jeune, on le place soit dans l’une des structures du ministère des Affaires sociales (le centre d’écoute), soit chez des partenaires qui sont les orphelinats ou les structures de formation. En 2008, nous avons recensé 187 enfants de la rue. Nous en avons identifié 87, nous avons replacé 25 dans leurs familles et 19 sont entrés en activités génératrices de revenus avec notre appui financier.
Quelle différence faites-vous entre recenser et identifier un enfant de la rue ?
Recenser veut dire que nous nous sommes entré en contact avec l’enfant, nous avons pris son nom et nous sommes capables de montrer sa photo quand celui-ci l’a permis (car ils sont souvent réticents). Après le recensement, commence la phase d’identification qui se passe au centre social qui consiste à faire des causeries éducatives au Centre social d’Essos tous les mardi matin. Nous les entretenons d’abord en groupe, ensuite individuellement. Nous recueillons des informations sur l’enfant et sur sa famille. Parce que l’idéal, c’est qu’il rentre en famille. C’est à ce niveau que nous voyons ce que l’enfant voudrait faire. S’il veut rentrer en famille, nous prenons contact avec sa famille à travers le centre social de la délégation régionale. Pour ceux qui ne peuvent pas rentrer, nous les plaçons en apprentissage professionnel chez nos partenaires.
Beaugas-Orain Djoyum




0 commentaires