[Digital Business Africa] – Lors de son discours au corps diplomatique le 8 janvier 2026, le président Paul Biya a réaffirmé la volonté du Cameroun de jouer un rôle majeur dans la gouvernance mondiale du numérique.
Une orientation qui prend une résonance particulière alors que Yaoundé s’apprête à accueillir, du 14 au 16 mai 2026, le Salon E‑Gov’A – E‑Gov Africa Summit, Expo & Awards, organisé par Smart Click Africa en partenariat avec Digital Business Africa, sous le haut patronage du ministère des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL).
L’événement sera suivi de visites institutionnelles les 18 et 19 mai 2026.
Le thème officiel de l’édition 2026 est :
« Intelligence artificielle et e‑gouvernance : pour des services publics efficaces dans une Afrique sans cash et sans papiers »
Un thème visionnaire qui s’inscrit directement dans les engagements internationaux pris par les États membres de l’ONU dans le Pacte pour l’Avenir et le Pacte numérique mondial.
Le Pacte pour l’Avenir : un cadre mondial aligné avec les ambitions africaines
En rappelant l’adoption du Pacte pour l’Avenir et de ses annexes sur le numérique mondial, lors de la présidence du Cameroun à la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies assurée par Philemon Yang, Paul Biya a souligné l’importance d’un cadre global pour renforcer la coopération technologique internationale.
« Comme vous le savez, le Cameroun a achevé, le 09 septembre dernier, le mandat qui lui a été confié, avec votre précieux concours, de présider la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Nous avons pu mener, avec succès, cette mission à son terme, grâce à l’appui et au soutien de l’ensemble de la communauté internationale. Je tiens à en remercier, une fois de plus, les instances gouvernementales que vous représentez. Dans un environnement international particulièrement difficile, le Cameroun a continué, à cette occasion, d’œuvrer avec conviction, au renforcement du multilatéralisme et de la solidarité internationale. Nous pouvons légitimement nous féliciter des progrès que nous avons pu réaliser ensemble, pour rendre le système international plus à même de répondre aux défis mondiaux actuels. L’adoption, le 22 septembre 2024, du Pacte pour l’Avenir, ainsi que de ses annexes sur le numérique mondial et les générations futures, sont à juste titre unanimement salués », a déclaré le président Paul Biya.
Ce Pacte pour l’Avenir constitue en effet un socle stratégique pour les États africains, notamment à travers plusieurs mesures clés , à l’instar de la :
🔹 Mesure 33
Les États s’engagent à aider le Secrétaire général de l’ONU à renforcer le rôle de l’Organisation dans la coopération internationale en sciences, technologies et innovation.
🔹 Mesure 27
Les États entendent tirer parti des possibilités offertes par les nouvelles technologies et les technologies émergentes, tout en remédiant aux risques associés.
🔹 Mesure 29
Les États s’engagent à élargir les moyens de mise en œuvre pour renforcer les capacités des pays en développement dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’innovation.
Ces engagements rejoignent directement les objectifs du Salon E‑Gov’A, qui ambitionne de traduire ces orientations internationales en solutions concrètes pour les administrations africaines.
Pacte numérique mondial : un engagement direct pour des services publics modernes
Le Pacte numérique mondial, adopté en parallèle, engage les États membres de l’ONU à l’horizon 2030 à :
– développer les compétences numériques des fonctionnaires et des administrations,
– mettre en place des services publics numériques inclusifs, sûrs et centrés sur l’utilisateur,
– renforcer les capacités nécessaires pour assurer la sécurité et la résilience des systèmes, réseaux et données numériques,
– contribuer à l’atteinte de l’ODD 16 (institutions efficaces, responsables et ouvertes).
Ces engagements trouvent une traduction directe dans le thème du Salon E‑Gov’A, qui promeut une Afrique sans cash et sans papiers, fondée sur des services publics modernisés, interopérables et sécurisés.
Une présidence onusienne marquée par le digital
Le mandat du Cameroun à la tête de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies a permis de porter haut la voix des pays en développement sur les enjeux technologiques.
Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un multilatéralisme numérique, d’une solidarité renforcée et d’un soutien accru aux pays du Sud.
Cette dynamique crée un contexte favorable pour le Salon E‑Gov’A, qui réunira gouvernements, organisations internationales, entreprises et experts pour accélérer la modernisation des administrations africaines.
Numérique et économie bleue : un axe stratégique émergent
L’adoption à Yaoundé de la Déclaration sur l’Économie Bleue Durable en juillet 2025 illustre la volonté du Cameroun de lier innovation technologique et durabilité, rappelle Paul Biya.
Surveillance maritime intelligente, gestion des données océaniques, digitalisation portuaire : autant de sujets qui trouveront une résonance particulière au Salon E‑Gov’A, où l’économie bleue s’inscrit comme thématique transversale.
Le Cameroun, porte‑voix africain de la gouvernance numérique
En évoquant la réforme du Conseil de Sécurité et les attentes des pays africains, Paul Biya rappelle que le continent doit peser dans les débats sur :
– la gouvernance de l’IA,
– la souveraineté des données,
– la cybersécurité,
– les infrastructures critiques.
Le Salon E‑Gov’A, organisé sous le haut patronage du MINPOSTEL, s’inscrit pleinement dans cette vision : offrir une plateforme panafricaine pour structurer une vision commune de l’État numérique, renforcer les capacités institutionnelles et favoriser les partenariats stratégiques.
2026 : une année charnière pour la transformation digitale du Cameroun
Le discours du chef de l’État confirme que le numérique est désormais un instrument diplomatique, un levier de souveraineté et un vecteur d’influence internationale.
À quelques mois du Salon E‑Gov’A, cette prise de position renforce la pertinence de l’événement, qui se veut un catalyseur de réformes, d’innovations et de projets structurants pour les administrations africaines.
En 2026, le Cameroun se positionne plus que jamais comme un acteur clé de la gouvernance mondiale du numérique, tout en affirmant son leadership régional à travers l’organisation du Salon E‑Gov’A, sous le haut patronage des institutions publiques.
Par Digital Business Africa
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