Des élus locaux évaluent le processus de décentralisation

Naviguez sur les http://fakewatch.is/ canaux pittoresques d’Amsterdam, bordés de charmants bâtiments historiques.

17 Avr 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires

Zang Mba Obele Dieudonné, maire Mbalmayo
« On ne va pas sonner le coup d’envoi comme dans un match de football »

La commune de Mbalmayo n’est pas un îlot au Cameroun. Elle marche au rythme du Cameroun. Certains estiment que le rythme de la mise en place de décentralisation est lent. Je crois que c’est un processus. On ne va pas sonner comme dans un match de football le coup d’envoi de la décentralisation. Nous sommes déjà en pleine décentralisation. Vous vous souvenez que dans ce pays, il y avait des maires sous-préfets, des maires désignés, mais aujourd’hui il y a des maires élus. Cela veut dire qu’il y a une évolution. A une époque, nous avions une caisse commune avec l’Etat. C’était le receveur de l’Etat qui payait toutes les dépenses de la commune. A présent, la mairie a son receveur municipal, et l’Etat a son receveur financier. C’est une évolution. Quand nous sommes dans l’action, nous ne nous en apercevons pas Le problème maintenant dans les communes, c’est qu’au niveau de la Cnps, il y a une lourde dette. Elle doit être partagée entre l’Etat qui a payé les salaires des agents communaux à une période donnée et qui devait reverser les cotisations à la Cnps et les communes qui ont succédé à cette gestion de l’Etat.
Evidemment, l’on ne peut pas dire que la décentralisation va commencer le 15 avril à 15h. Il faut mettre des garde-fous pour que l’action continue pour le bien des populations et non de la mairie ni de l’Etat. Nous travaillons tous pour le bien des populations. Décentralisation ou pas, si cela va dans la perspective de l’amélioration des conditions de vie des Camerounais, je crois que c’est une bonne chose. Nous attendons 2010 comme l’a déclarée le Minatd.

Luc Assamba, maire de Yaoundé IIe
« Le rythme de l’avancée est assez soutenu »


Le rythme de l’avancée de la décentralisation dans mon arrondissement est assez soutenu en ce moment. Dès notre arrivée à la tête de cette commune, nous avons commencé par la préparation des populations sur l’arrivée de la décentralisation, parce qu’avec elle, la commune, associée à ses populations, prendra un certain nombre de directives pour garantir le bien être social. A notre niveau, la décentralisation est très attendue. Elle est très attendue, parce qu’elle va apporter beaucoup de choses. La commune va essayer, de façon autonome, de gérer un certain nombre de problèmes sociaux. L’Etat va s’impliquer d’une manière ou d’une autre. Mais, c’est la commune qui est au centre de la décentralisation. C’est elle qui est au contact des populations. C’est la commune qui a des moyens pour pouvoir résoudre facilement problèmes des populations.
Il faut que les populations aient des moyens pour résoudre leurs problèmes.
Nous apprenons la décentralisation. Nous sommes formés à recevoir la décentralisation. C’est l’Etat qui doit faire un transfert de compétences aux mairies et c’est l’Etat qui doit nous dire quand cela sera fait. Personnellement, je ne peux pas vous dire ce qui freine. L’Etat a son plan économique et social. On nous a dit qu’en 2010, ce sera chose faite. On attend.

Evina Banga, 1er adjoint au maire d’Akonolinga
« Le rythme de l’évolution est tout à fait acceptable »

Après la mise en place de la panoplie des textes sur la décentralisation, nous abordons une étape importante. L’effectivité de la remise aux collectivités de certaines compétences est annoncée pour l’exercice 2010. Nous attendons avec ferveur cette expérimentation, puisqu’il s’agira d’une première phase expérimentale qui devra impliquer beaucoup de ressources de la part des communes.
Le rythme de l’évolution est tout à fait acceptable. Mais au niveau de la mairie d’Akonolinga, nous aurons souhaité que le Cfam fasse un gros effort de formation des personnels qui devraient à l’avenir assister les maires à la lourde charge qui sera la leur au moment de la décentralisation. La décentralisation en elle-même apportera des éclaircis, par des textes réglementaires, sur les domaines de compétences qui seront accordés aux communes. A l’heure actuelle, compte tenu des effectifs en place, il y a beaucoup plus un personnel vieillissant, et moins qualifié à certaines tâches. Nous avons cette chance que nous avons une école qui forme les cadres adaptés à la gestion de la chose.
Le thème du présent séminaire (prospective territoriale, ndlr) est adapté, parce qu’il s’agit de donner une vue générale de planification. Ce qui pourra donner aux collectivités décentralisées la possibilité de canaliser à bon escient les projets de la commune. Et le développement pourra se renforcer dans toutes les zones.

Anicet Akoa, maire de Ngoulemakong
« C’est une tâche délicate qui nécessite beaucoup de sérieux »

Je pense que la décentralisation est un processus et que ce processus suit son cours. Nous avons la chance d’être impliqué dans ce travail d’accompagnement de la mise en place de la décentralisation. A ce titre, nous travaillons, en tant que membre exécutif du Cvuc (Commune et villes unies du Cameroun), aux côtés des pouvoirs publics en charge d’élaborer les différentes phases de cette décentralisation. Le rythme de sa mise en place est normal par rapport à la délicatesse de cette mutation globale de l’Etat. Les textes de base de la décentralisation ont nécessité des études préalables.
En regardant les choses de manière générale, on peut se permettre de dire que le processus est un peu lent. Mais une fois qu’on est acteur et qu’on est impliqué dans la fabrication de la mayonnaise, l’on se rend compte que c’est une tâche importante et délicate qui nécessite beaucoup d’études approfondies et beaucoup de sérieux. S’il faut par exemple transférer les moyens financiers au niveau des communes, ce sera sur quelles bases et quels canons de répartition ? Ce sera en fonction des communes, de leur population ou alors de leur niveau de vie ? Combien va-t-on donner à qui ? Vous voyez donc que ce n’est pas évident. Le travail technique de fond qui va de l’amont à l’aval est préalable pour pouvoir mieux structurer les choses de manière à ne pas faire des dérapages lourdes de conséquences. Toutefois, il faut reconnaître qu’il y a des moments où il faut accélérer les choses. C’est comme une route, il y a des moments où il faut aller à 180 km/h et des virages où il faut ralentir, parce que c’est dangereux. Mais, je crois qu’il faut garder espoir. Le Minatd l’a dit, la décentralisation est un processus irréversible. 2010 sera la date de transfert définitif de compétences.

Jean Ngozo, maire de Tibati
« La première partie est déjà faite »

Le Cameroun fait ses choses de manière mesurée. En tant que nouveauté, tout le monde est avide de savoir ce que la décentralisation va donner. C’est pour cela que l’on pense que cela va plus lentement. La première partie est déjà faite et je pense que l’Etat est en train de faire avancer les choses. C’est vrai que l’étape que nous attendons plus c’est le transfert des compétences et surtout des moyens financiers. Nous pensons aussi que le transfert de ces moyens financiers doit être fait de manière bien réfléchie et bien partagée. Il ne faut pas que ce soit un débarras.
Tout le monde sait que la pauvreté existe, mais elle est beaucoup plus perceptible à la base. Nous sommes au quotidien avec les personnes démunis. Pour relever le niveau de ces derniers, il faut bien que les moyens financiers octroyés à la commune rurale fassent tâche d’huile. Au cas contraire, il y aura un développement à double vitesse, sinon à plusieurs vitesses (développement dans les grandes villes, les villes moyennes et dans les villes pauvres). LA décentralisation est une nouvelle chose. On ne sait pas dans quelle sauce on sera mangé. Est-ce que nous serons abandonné par l’Etat ? Parce que là, il faut que les communes se développent d’elles-mêmes. Il y a des régions riches et des régions moins nanties.

Janvier Mongui Sossomba, maire de Dimako
« Le processus évolue normalement »

Le processus de décentralisation à mon avis est en train d’évoluer normalement. On ne doit pas conduire la décentralisation tambour battant. Il s’agit de transfert de très lourdes compétences aux collectivités territoriales décentralisées. Comme la loi le dit, comme le président de la République l’a réitéré, cela doit se faire de manière méthodique pour éviter les dérapages. L’objectif étant que nous ne devons pas rater ce processus en nous plongeant dans la précipitation. Riche des expériences des autres pays, je crois que l’option du Cameroun est tout à fait louable. La décentralisation, c’est une maîtrise des compétences qui sera transférée et pas les hommes. Ces hommes doivent être progressivement formés.
Qu’est-ce qu’on attend de la décentralisation ? Dans la région de l’Est, il y a une propension à créer les radios communautaires ou communales. Ces décisions ne sont pas le fait d’un mimétisme. Elles répondent à une attente réelle des populations. Sans ces radios communautaires, ce sera autant des points noirs que l’Etat central ne perçoit pas comme priorités. Mais au niveau local, on le perçoit comme tel. Vous savez l’importance de l’information dans une société qui se veut moderne. Voila un exemple de décision des communes pris à la base en adaptant les choix des réalisations en fonction des priorités locales. C’est ce à quoi s’attelleront les collectivités décentralisées.

Agogho Johnny, maire d’Andek
« Sa mise en place est dictée par un certain nombre de réalités »

Premièrement, j’estime que c’est un processus irréversible compte tenu de l’engagement et de la détermination du gouvernement à rentrer dans les réalités de ce concept de décentralisation. Quand au rythme auquel sa mise en place évolue, je dirais que nous aurions souhaité que sa mise en place soit plus rapide que maintenant. Je suis également conscient du fait qu’il faudrait y aller de manière réfléchie et de manière sûre. Il ne faut pas précipiter les choses tant qu’on n’est pas préparé à mettre en place la gestion de la décentralisation. En un mot, sa mise en place est dictée par un certain nombre de réalités.
Nous pensons qu’avec la décentralisation, la commune pourra s’épanouir, car elle sera directement associée au processus de développement. Nous attendons beaucoup de bonnes choses. En plus, le développement sera beaucoup plus rapide et sera basé sur les souhaits des populations locales.

Edward Mosoko, adjoint au maire de Buéa
« On ne peut pas qualifier ce processus de lent ou de rapide »

Ce n’est pas un processus qu’on peut qualifier de lent ou de rapide.
Je pense que les pouvoirs publics sont en train de tout faire pour que le processus respecte toutes ses phases afin qu’il soit une réalité. La décentralisation fera en sorte que les communes puissent apprécier les projets importants pour leurs populations et les réaliser avec les moyens qui seront mis à leur disposition. Avec la décentralisation, la commune de Buéa pourra directement résoudre le problème d’approvisionnement en eau potable, elle pourra également créer des routes reliant les villages à la ville afin que les paysans puissent acheminer en toute sérénité leurs cultures en ville, les vendre et améliorer la situation économique de la région.

Abba Boukar, maire de Mora
« La décentralisation à Mora va à petit pas »

La décentralisation apportera une valeur ajoutée au développement de notre mairie. Du moins, c’est notre espoir. Mais nous ne savons pas concrètement ce que cela va apporter.
Le rythme actuel de la décentralisation dans ma mairie à Mora va à petit pas. Et je pense que c’est important. Le processus est lancé. Cela va très lentement, mais sûrement. Si l’on se précipite, on risque se casser le nez. Ce qui se prépare bien, réussit bien. Ce qui est certain, c’est qu’il y a des pouvoirs et des compétences qui seront transférés et progressivement.

Alain Noël Ntimban, représentant Communauté urbaine d’Ebolowa
« Vivement 2010 ! »

Sur le plan des textes réglementaires, tout est mis en place. Le problème à présent se situe au niveau de l’application de ces textes. Le Minatd a promis qu’en 2010, il y aura le véritable transfert des compétences et des ressources du pouvoir central aux collectivités décentralisées. La dynamique de la décentralisation est lancée, mais nous attendons l’application définitive. Nous notons l’implication de l’administration dans ce processus et nous attendons vivement 2010. Car les communes auront davantage de ressources et de responsabilités. L’avantage pour les populations c’est que leurs problèmes trouveront davantage des solutions, car actuellement les priorités nationales prennent le pas sur les priorités locales.

Propos recueillis par Beaugas-Orain Djoyum

Les lois sur la décentralisation

A la suite de la loi N°96/06 du 18 Janvier 1996 portant révision de la Constitution du 02 Juin 1972 en son titre 10 traitant des collectivités locales décentralisées, un nouveau dispositif législatif est entré en vigueur. Il abroge certaines dispositions de loi N°74/23 du 05 Décembre 1974 portant organisation communale et celle du 15 Juillet 1987 portant création des Communautés Urbaines. Un ensemble de trois textes législatifs constitue l’essentiel du nouveau dispositif ; à savoir :

Une loi dite d’orientation de la décentralisation (Loi N°2004/017 du 22 Juillet 2004) fixe les règles générales applicables en matière de décentralisation territoriale.

Cette loi définit la décentralisation comme un transfert par l’Etat aux collectivités territoriales décentralisées de compétences particulières et de moyens appropriés. Pour le Législateur Camerounais, la décentralisation constitue l’axe fondamental de promotion du développement, de la démocratie et de la bonne gouvernance au niveau local. Très important à relever les collectivités territoriales décentralisées exercent leurs activités dans le respect de l’Unité Nationale, de l’intégrité du territoire et de la primauté de l’Etat. Ces précisions du législateur sont des données fondamentales dans le contexte de notre pays, ou la tentation sécessionniste s’est parfois manifestée d’une manière plus au moins sérieuse.

Votés en 2004, ces textes très attendus sont venus combler la soif de précision, de lisibilité et de visibilité qui voilait jusque là les contours encore imprécis du processus de la décentralisation annoncé avec force par le texte constitutionnel du 18 Janvier 1996.

Ce cadrage législatif rendu disponible permet désormais de lire l’ensemble du processus de décentralisation dans ses détails et donne la possibilité de procéder de manière rigoureuse et méthodique à la mise en place des diverses structures et pouvoir en temps opportun l’ensemble des maillions des éléments indispensables à un fonctionnement optimal de cette délicate machine. Il va sans dire que pareille manœuvre exige pas mal d’habilité. Une réelle dextérité. Une véritable vision politique pour prévenir les erreurs d’appréciation souvent porteuses de lourdes conséquences au plan des intérêts immédiats des citoyens et la stabilité de l’Etat.

Il faut donc préparer mûrement les citoyens à assumer efficacement les responsabilités nouvelles et accrues que leur impose le transfert des compétences, inscrit en lettres capitale dans le processus de décentralisation.

Partage du pouvoir au cœur de l’Etat unitaire décentralisé

Le nouveau contexte met en scène des acteurs nouveaux, mais appelés à prendre des initiatives cruciales dans la gestion des affaires locales. Et ce dans les divers domaines où des compétences leur sont dévolues précisément, au plan économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif.

D’où les efforts de vulgarisation des textes fondateurs de la décentralisation, pour promouvoir leur appropriation optimale par les différents acteurs sociaux à travers de nombreux séminaires et ateliers de renforcement des capacités pour permettre aux élus locaux de maîtriser leur rôle afin de faire des municipalités des centres d’application de la bonne gouvernance, et des conseils municipaux d’authentiques, écoles de démocratie. Le législateur affirme à ce propos que la Commune est la collectivité territoriale décentralisée de base. Notons a cet effet que la robustesse de tout édifice dépend de la solidité de ses fondations qui constituent sa base. C’est à dire l’importance des municipalités dans la réussite du processus de décentralisation au Cameroun. La bonne santé des régions sera à coup sûr tributaire des belles performances des municipalités qui en constituent le socle. De la santé physique et mentale des élus locaux dépendra aussi certainement la qualité des conseillers régionaux dont ils constituent le collège électoral.

L’un des atouts essentiels du processus en cours est de répondre à un besoin essentiel sans cesse exprimé par la population de la base de participer à la prise de décision et à la gestion des affaires qui les concernent.

Ceci explique toute l’attention portée au suivi des activités des élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions où le moindre écart ne leur est point pardonné.

Bien au contraire. On a pu le vérifier au cours des derniers mois. En effet de nombreux élus locaux convaincus de malversations financières, d’abus de biens sociaux, d’atteinte à la fortune publique et des délits similaires ont dû prendre la fuite ( Le cas du Maire de la Commune Urbaine d’arrondissement de Yaoundé VI ) et dans tous les cas subir le déshonneur de leur déchéance prononcée par la plus haute autorité du pays nonobstant les poursuites judiciaires encourues(le cas du Maire de la Commune d’Eyumojock et celui de son collègue de la Commune de Ndom. Est- il meilleure illustration du souci permanent de s’assurer que les Communes , ces laboratoires de la décentralisation demeurent le reflet des espoirs que la société fonde pour impulser le développement local.

Si l ‘échéancier politique national ne subit pas de modification, l’année 2007 devrait être une année électorale. Le mandat des députés à l’assemblée Nationale élus en Juin 2002 arrive à son terme en Juin 2007, celui des conseillers municipaux élus à la même date arrive également à terme.

Si le processus de décentralisation venait à s’accélérer, après le renouvellement des conseils municipaux la mise en place des régions pourrait voir le jour dans des délais relativement courts. C’est évidemment un processus délicat et coûteux pour lequel il vaut sans doute mieux s’avancer à pas mesurés, question de s’assurer que l’on garde la bonne cadence et donc renvoyer l’éventualité d’un faux pas au nombre des hypothèses les moins plausibles. Tant-il est vrai qu’on ne joue pas au hasard avec le destin des individus. La gestion des affaires publiques fût-elle au niveau local est tout un art qui s’apprend à bonne école. Un fiasco au plan local peut avoir de graves répercutions au niveau central et national et peut affecter l’ensemble du système. Courir à la décentralisation peut être un choix contestable. Il est certainement avisé de si engager par étapes successives. Sagement. En toute prudence !

Source : présidence de la
République du Cameroun

Naviguez par Tags : Époque Blog

Articles similaires

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

[DIGITAL Business Africa] – Abidjan, ville de Côte d’Ivoire, vibre au rythme des mélodies africaines le temps d’une semaine. C’est une tradition depuis la première du Festival des musiques urbaines d’Anoumanbo en 2008. Mais cette année (2026), le FEMUA a accordé une...

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

[DIGITAL Business Africa] – Abidjan, ville de Côte d’Ivoire, vibre au rythme des mélodies africaines le temps d’une semaine. C’est une tradition depuis la première du Festival des musiques urbaines d’Anoumanbo en 2008. Mais cette année (2026), le FEMUA a accordé une...

0 Commentaires

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *