Le haut commissariat de Grande Bretagne au Cameroun invite les associations camerounaises à souscrire à son programme d’aide.
En 2008, la sœur Jacky Atabong de l’Eglise catholique a bénéficié de huit millions de francs Cfa du programme « Challenge Fund ». Un programme du haut commissariat de Grande Bretagne au Cameroun qui sponsorise les associations et Ong oeuvrant dans les domaines de la construction de la démocratie, de la protection des droits de l’homme et du changement climatique.
Avec cet argent, la sœur Jacky Atabong a payé les avocats qui se sont chargés des dossiers abandonnés et perdus des personnes incarcérées à la prison de New Bell à Douala. Ainsi, elle affirme avoir fait libérer 1200 prisonniers qui avaient déjà purgé leurs peines et d’avoir obtenu le jugement de 130 personnes incarcérées sans condamnation. Comme la sœur Jacky, plusieurs personnes physiques et morales peuvent bénéficier du programme « Challenge Fund ».
« Ong, associations, venez prendre de l’argent ! ». Ainsi pourrait-on résumer l’objet du cocktail offert vendredi, 13 février 2009 dans la résidence de Syd Maddicott,haut commissaire de Grande Bretagne au Cameroun. Syd Maddicott a présenté aux associations, aux Ong et aux journalistes invités le programme « Challenge Fund ». Il a recommandé aux membres de la société civile de postuler à ce programme en soumettant leur projet. Ceci en se rendant sur le site web du haut commissariat de Grande Bretagne au Cameroun (www.ukincameroon.fco.gov.uk).
Pour Syd Maddicott, le changement tant souhaité au Cameroun viendra à travers les actions de la société civile. Il affirme que cette année, et dès avril 2009, une quinzaine de projets seront sélectionnés et financés. « L’équilibre géographique du pays sera pris en compte. L’on recherche l’implication des Camerounais dans le projet et leurs efforts pour atteindre leurs objectifs. Il ne s’agit pas de donner un chèque à n’importe qui. On veut voir un groupe ou des individus qui veulent bien contribuer au développement du Cameroun. Nous recherchons des partenaires fiables, rigoureux sur le plan financier et qui réalisent ce qu’ils promettent. Car il faudrait bien que l’on puisse expliquer aux contribuables britanniques comment on a dépensé l’argent de leurs impôts », explique Syd Maddicott. L’an dernier « Chalenge Fund » a financé des projets au Cameroun à hauteur de 200 000 livres sterling, soit environ 147 millions de francs Cfa.
Beaugas-Orain Djoyum




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