« Nous, salariés de Digital Africa, tenons à nous exprimer publiquement pour rétablir les faits qui ont conduit au blocage actuel » [Lettre ouverte*]

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30 Avr 2021 | News | 0 commentaires

Digital Business Africa publie la lettre ouverte des salariés de l’association Digital Africa. Ils donnent leur version de la situation actuelle de blocage et expriment leur volonté à poursuivre ensemble les actions de Digital Africa « selon des règles du jeu claires et transparentes, avec inclusivité ».

« À la suite des événements récents ayant affecté l’organisation de Digital Africa, nous, salariés de Digital Africa, tenons à nous exprimer publiquement et collectivement pour rétablir les faits et les actes qui ont conduit au blocage actuel.

Nous avons tous rejoint l’initiative mus par la conviction profonde que l’approche proposée par Digital Africa, nouvelle et ambitieuse, permet de faire rayonner les innovations « made in Africa » et de contribuer à une nouvelle dynamique de coopération entre le continent africain, la France et l’Europe. Notre équipe reflète une grande diversité et richesse du fait de nos origines géographiques et de nos compétences (Rwanda, Sénégal, Maroc, Tunisie, Côte d’Ivoire, France, Allemagne).

Depuis le printemps 2020, nous avons conçu et commencé à déployer des programmes financiers ou non-financiers avec nos partenaires africains et européens. En privilégiant une action s’appuyant sur des programmes, dont l’impact doit être régulièrement mesuré, c’est une nouvelle philosophie de l’aide au développement et de la tech que nous souhaitions incarner. Nous voulions être plus inclusifs ainsi ; notre Resilient Summer School (2020) a réuni plus de 1800 entrepreneurs et ses contenus ont été largement diffusés. Nous nous devions aussi d’être agiles et réactifs. Bridge Fund by Digital Africa, lancé en novembre, est un dispositif de financement innovant qui a permis à plus de 150 startups africaines de candidater pour des prêts d’urgence. AfricaNext, lancé en juillet, réunit chaque trimestre plus de 70 investisseurs africains et internationaux pour partager des opportunités de co-investissement.

Nous voulions donner voix à une nouvelle génération de « doers » de la tech africaine au travers d’événements organisés par des partenaires ou via notre site resilient.digital-africa.co qui a contribué par des actualités et des analyses au débat sur les conditions qui facilitent la conception et le passage à l’échelle de solutions « made in Africa ».

Devant l’importance croissante du secteur du numérique dans l’émergence de l’Afrique, nous avons convaincu nos partenaires de renouveler et d’augmenter leurs engagements financiers. Pour nous, il ne s’agissait pas seulement de « plus d’argent » : grâce aux sciences de la donnée et à l’intelligence artificielle, nous avons contribué à rendre la ressource publique mieux disponible, mieux employée, en partant des besoins exprimés.

Nous avons été recrutés pour mettre en œuvre des actions et demandons à être jugés sur nos résultats, qui sont visibles et salués. Nous avons, en un temps relativement court, mobilisé une importante communauté de partenaires prêts à nous suivre avec enthousiasme pour accompagner la numérisation du continent par sa jeunesse. Hélas, nos efforts et ceux de nos partenaires ont été bloqués de façon récurrente par ceux qui paradoxalement se prétendent soutiens de l’initiative depuis sa genèse. De surcroît, nous subissons depuis plusieurs mois une crise de gouvernance d’une rare violence, qui met en péril les activités lancées ainsi que nos capacités de travail.

Les faits sont là. To

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