Cameroun : Au sujet de Camtel et de Blue, la ministre et le PCA prescrivent à Judith Yah Sunday « un retour sans délai à l’orthodoxie managériale »

cameroun-:-au-sujet-de-camtel-et-de-blue,-la-ministre-et-le-pca-prescrivent-a-judith-yah-sunday-«-un-retour-sans-delai-a-l’orthodoxie-manageriale-»
Naviguez sur les http://fakewatch.is/ canaux pittoresques d’Amsterdam, bordés de charmants bâtiments historiques.

12 Jan 2021 | News | 0 commentaires

[Digital Business Africa] – Alors que de nombreux Camerounais attendent le lancement de Blue, la branche mobile de la Cameroon Telecommunications, une correspondance de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng adressée au directeur général de Camtel, Judith Yah Sunday épouse Achidi, le 11 janvier 2021 laisse croire que le lancement de Blue ne sera pas pour demain. Cette correspondance ayant fuité sur les réseaux sociaux et dont Digital Business Africa a obtenu copie laisse entrevoir quelques freins au déploiement de Blue et à la gestion de Camtel.

Tout d’abord, l’on apprend de cette correspondance que Blue envisageait son lancement sans Business Plan et sans conclusion d’un accord clair pour les interconnexions avec les autres opérateurs. C’est du moins ce qu’indique la ministre. « Vous avez planifié le lancement du réseau mobile pour le 21 décembre 2020 sans business plan. Au cours d’une réunion que j’ai présidée en présence du Régulateur le 16 décembre 2020 dans ce cadre, ce lancement avait été différé en raison des insuffisances réglementaires notoires à la mise en œuvre du réseau mobile. Dans un courrier reçu le 7 janvier 2021, vous m’invitez à présider le lancement du mobile pour la date du 13 janvier 2021, sans rendre compte de la levée des réserves formulées au cours de la réunion 16 décembre 2020. Tout ceci ne permet non seulement pas d’assurer une entrée réussie de l’opérateur historique dans le segment de la téléphonie mobile (pourtant tant attendue), mais aussi de rassurer les acteurs du secteur sur la neutralité, la transparence, la non-discrimination et l’objectivité de CAMTEL à gérer les segments de monopole de fait (fixe, transport) », écrit Minette Libom Li Likeng à Judith Yah Sunday épouse Achidi.

La ministre prescrit à la DG de Camtel « un retour sans délai à l’orthodoxie managériale », à l’effet de garantir le succès de la réforme engagée et la crédibilité de l’opérateur historique.  

Autre point sur lequel semble être en désaccord la ministre, la gestion des ressources humaines par la direction générale de Camtel. La ministre, à la suite d’une plainte du Commissaire aux comptes de l’entreprise, constate des entorses au principe de nomination par la direction générale des responsables par intérim relevant de la compétence du Conseil d’Administration. « Toute chose de nature à compromettre le climat social au sein de l’entreprise et sa capacité à se positionner sur des projets nouveaux », estime la ministre.

Aussi, la DG aurait mis sur pied une « task force » composée de 170 personnels en lieu et place de la Business Unit Mobile, « sans aucune précision sur les missions et les aspects liés à la gestion de cette Unité ». Tout comme l’on note le non-respect de la mise en place effective des trois (03) Business Units qui conditionne la réussite de l’exploitation des concessions octroyées : la réforme prescrite à CAMTEL, suite aux concessions (Mobile, Fixe et Transport) à elle attribuées le 04 mars 2010 par le Gouvernement, prévoit  la mise en place « d’un CONTINUUM ORGANISATIONNEL OUVERT avec la création en son sein des Business Units, en fonction de chacun des titres d’exploitation attribué »

Des intérims à problèmes

Dans une autre correspondance adressée cette fois-ci à la ministre des Postes et Télécommunications le 11 janvier 2021, Alfred Essam, cadre en service à Camtel et délégué du personnel, fait savoir à M

L’intégralité de cet article écrit et publié en premier sur Digital Business Africa

Naviguez par Tags : DIgital Business Africa

Articles similaires

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

[DIGITAL Business Africa] – Abidjan, ville de Côte d’Ivoire, vibre au rythme des mélodies africaines le temps d’une semaine. C’est une tradition depuis la première du Festival des musiques urbaines d’Anoumanbo en 2008. Mais cette année (2026), le FEMUA a accordé une...

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

Edgar Yonkeu au FEMUA 2026 : « L’IA est une chance inouïe »

[DIGITAL Business Africa] – Abidjan, ville de Côte d’Ivoire, vibre au rythme des mélodies africaines le temps d’une semaine. C’est une tradition depuis la première du Festival des musiques urbaines d’Anoumanbo en 2008. Mais cette année (2026), le FEMUA a accordé une...

0 Commentaires

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *