Le directeur général d’Aes-Sonel affirme que les gains de productivité de son entreprise seront répercutés sur le consommateur.
Avec le lancement de tous ces projets hydrauliques à quelle échéance prévoyez-vous la disparition totale des délestages et coupures d’électricité au Cameroun ?
Ce que je peux vous dire c’est qu’à ce jour notre production couvre la demande. La production couvre les besoins. Ce qu’il faut comprendre c’est que, quand l’industrie croît, la demande en électricité croît également. Il ne faut jamais croire qu’il y aura un moment où l’on n’investira plus et que l’on comblera tous les besoins. Ce qu’il faut effectivement, c’est que l’on ait un environnement économique attirant les investisseurs. Il faut savoir que le secteur de l’électricité est un secteur ayant une forte intensité capitalistique. L’état par lui-même ne pourra pas financer tout le programme de développement qui s’entend jusqu’en 2025. Il faudra donc que le contexte économique du Cameroun soit tel qu’il puisse attirer les investisseurs qui viendront aider l’Etat à investir au Cameroun. Pour nous, il n’y a pas de déficit de production. Ce qu’il faut faire c’est de continuer d’investir pour que ces investissements permettent de maintenir l’équilibre. Nous sommes engagé dans la centrale de Yafa, à l’entrée de Douala et dans la centrale de Kribi. D’autres opérateurs sont engagés dans d’autres projets. Ce qui est important, c’est que les programmes envisagés puissent être réalisés dans les délais. S’ils sont réalisés dans les délais, il n’y aura pas de difficultés. Tous les acteurs travaillent ensemble et en bonne intelligence à cet effet. Et ce n’est pas quelque chose de facile.
Si tous ces chantiers sont réalisés y aura-t-il baisse des coûts de l’énergie au Cameroun ?
C’est un volet dont on n’a pas encore parlé. Il est certain que, de manière générale, le développement est inflationniste. Ce qu’il faudrait c’est que le secteur ait les gains de productivité de manière qu’il puisse contenir l’inflation. Il est envisagé à Aes-Sonel qu’à partir d’un certain temps, les gains de productivité de l’entreprise soient répercutés sur le consommateur. Cela a déjà commencé, mais cela évoluera de plus en plus au fil des années.
Propos recueillis par B-O.D.




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