Georges Williams Tchamen, conseiller hydraulique
Je pense que la voie est empruntée avec les projets de barrages qui sont en vue. Le Cameroun est identifié comme un détenteur d’un des plus grands potentiels hydroélectriques en Afrique. Il faut simplement développer ce potentiel. C’est vrai qu’une fois cela dit, il faut avoir la bonne démarche. Je pense que des concertations ont déjà été engagées. Le cadre institutionnel est déjà bouclé. Il s’agit à présent de monter les projets et d’évaluer le montant et de trouver du financement. Les autres pays l’ont fait, je pense que le Cameroun peut aussi le faire. A côté de cela, il y a le potentiel humain. Plusieurs pays ont utilisé l’énergie pour se développer. C’est par exemple le cas du Canada, qui a beaucoup utilisé l’énergie, qu’il a en grande quantité, pour attirer des grandes industries porteuses de croissance et créatrices d’emplois de qualité. Le lien entre l’énergie, le développement et la croissance est évident.
Guy Abouna, directeur des infrastructures au Minepat
Nous disposons d’un des meilleurs potentiels hydroélectriques de l’Afrique. Il faut simplement passer à l’action et mettre en route les grands projets. Passer à l’action veut dire faire des choix et les évaluer. Il faut aussi sortir des discussions qui ne méritent pas d’être. Sans nouvelles industries, il n’y a pas de justification de nouveaux barrages hydroélectriques. Vous imaginez mal un pays comme le notre qui, déjà, a un secteur industriel moyen, et qui se veut un dragon en Afrique centrale sans secteur industriel ? Nous avons la main sur l’or de 21ème siècle : l’aluminium qui est, à ce jour, utilisé dans tous les secteurs de l’industrie dans le monde. L’énergie solaire et l’énergie renouvelable sont des options que l’on peut également envisager pour le service public et les zones isolées, car le Cameroun n’a pas un taux d’électrification rurale élevé. Mais actuellement, les options consistent à consolider le secteur industriel.
Claude-Aimé Motongane, expert en système d’informations
Il faut que l’on mette en place un politique et une stratégie forte. Et le directeur général de Edc a bien défini cette stratégie. Tout ce que je peux dire c’est qu’il faut des gens d’expérience avec une vision très claire des enjeux pour exécuter cette stratégie. Je pense que lorsque l’on annonce de pouvoir, à court terme, couvrir un pallier de 5000 MW et à long terme à l’horizon 2013 d’arriver à 20 000 mégawatts, c’est déjà un grand objectif. En réalité, pourquoi inventer la route. Dans le monde, nous connaissons les grandes compagnies nous voyons comment les gens fonctionnent, il faut des barrages. L’énergie solaire n’est qu’une solution parmi d’autres. Mais l’énergie solaire demande d’avoir une bonne vision de la gestion de l’ensoleillement. De même que l’énergie Eolienne nécessite une bonne maîtrise du vent.
Jean Blanc Takou, promoteur d’une Ong de la place
Absence de l’énergie solaire dans les projets. Cette énergie solaire favoriserait l’économie de l’énergie électrique dans d’autres villes. Et la partie septentrionale du pays en profiterait énormément.




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