La Campost est l’une des entreprises publiques du Cameroun ayant connu plusieurs remous sociaux. Employés et clients ont manifesté plusieurs fois pour obtenir ce que l’Etat les devait. En 2007 avec l’arrivée de l’équipe de gestion de Tecsult, comme dans les années antérieures, les clients avaient comme refrain l’insignifiance de la somme qu’on leur remettait quand ils se rendaient dans les guichets de la Campost.
» On m’a remis 10 000 Fcfa sur un compte de 600 000 Fcfa environ « , avait-on coutume d’entendre. Si la situation s’est quelque peu améliorée, il faut dire que les directeurs et administrateurs provisoires qui ont géré la Campost ces dernières années n’ont pas été épargnés de la grogne des clients et même des employés de la maison. Une situation qui, aujourd’hui, ne laisse pas indifférent le ministère en charge des Postes et Télécommunications et le gouvernement qui veulent redorer le blason de la Campost et la rendre plus compétitive dans un environnement où la concurrence est plutôt féroce. Et comment y arriver ?. Et ce mercredi 25 février, jour d’expiration du contrat, le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur la question.
Hier, au ministère des Postes et Télécommunications, le dossier Camtel était sur la table du directeur des Normes et des Activités postales, Djibrine Younouss. « Je suis actuellement en train de travailler sur ce dossier et je vais le transmettre avec toutes les informations nécessaires à l’Etat et non à la presse », a-t-il indiqué au reporter du Jour. L’équation à résoudre à présent est de savoir qui sera le prochain administrateur de la Campost. L’équipe de Tescult qui aurait demandé au gouvernement une prorogation d’un an de son contrat n’est probablement pas favoris. Car celui-ci n’a pas entièrement respecté les engagements qu’il a pris en 2007 et accuse, en plus, un déficit de plus de deux milliards de francs. Le cambriolage de la semaine dernière pourrait également jouer à sa défaveur.
D’autres sources affirment également qu’il est possible que l’on revienne à l’architecture ancienne, à savoir une administration provisoire. De toute manière, à ce jour, aucune disposition n’a été prise pour gérer la transition. Ce qui pourrait conduire à des effets néfastes pour la Campost comme par exemple l’évasion des 500 millions de francs et le cambriolage intervenus il y a quelques jours. La Primature et la présidence de la République sont dont interpellés. Car le ministre en charge des Postes et Télécommunications, tutelle technique de la Campost, le ministre des Finances, tutelle financière, n’ont pas qualité de nommer un directeur général ou un administrateur provisoire.
B-O.D.




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