France/Cameroun : Alain Joyandet visite des chantiers de Yaoundé

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9 Mar 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires


Hier, le secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie s’est rendu sur deux sites des projets financés par le C2d.

La scène n’est pas passée inaperçue hier, 09 mars 2009. Nous sommes au quartier Briqueterie à Yaoundé. Alain Joyandet, en compagnie de Gilbert Tsimi Evouna, délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, visite la route (en pavés) en construction qui mène jusqu’à la paroisse catholique de l’Immaculée conception de la Briqueterie. Arrivé en face de la paroisse, Alain Joyandet, n’hésite pas à rencontrer les populations pour leur demander si le projet est intéressant. C’est alors qu’une femme se met à hurler. « Nous souffrons. Nous sommes dans la rue. Nous ne nous sentirons pas bien, même avec cette route. Il (Gilbert Tsimi Evouna, ndlr) nous a mis dans la rue. Il casse partout, sans indemnisations. Nous souffrons beaucoup », crie la femme en colère, qui reçoit l’ovation de toutes les femmes présentes. L’intervention du policier qui accompagnait la troupe n’a pas empêché la femme de continuer ses réclamations. Embarrassé, Tsimi Evouna, essaye de tirer son invité par l’épaule en lui disant : « Elle raconte des histoires ». « Vous voulez profitez de la situation », lance Tsimi Evouna aux femmes qui l’ont hué. Pour laver cet affront, le délégué du gouvernement, un peu plus loin, va donner 10 000 francs aux élèves de l’école catholique qui vont crier de joie, certains scandant : « Jack Bauer ».
Avant la visite de la route de la Briqueterie, Alain Joyandet a visité le chantier de construction de l’échangeur de Nlongkak. Un projet financé par le gouvernement camerounais, avec le partenariat de la France à travers le C2d. Alain Joyandet va s’enquérir de l’évolution des travaux effectués par l’entreprise française Razel. Il va demander aux employés de Razel et à Tsimi Evouna pourquoi le drapeau français n’est pas sur le chantier. « C’est à la fin du chantier qu’on va placer ce drapeau », lance, sarcastique, un employé. « Le gouvernement camerounais a mis sept milliards de francs, alors que la France n’a mis que trois milliards francs dans ce projet », a poliment expliqué Tsimi Evouna à Alain Joyandet pour justifier l’absence du Bleu-blanc-Rouge sur le site du chantier. Celui-ci a d’ailleurs indiqué à son hôte qu’il est prêt à signer un nouveau C2d car les projets sont déjà prêts.
Pour la Cuy, les travaux financés par le programme du 1er C2d urbain sont réalisés à 92% au 06 mars 2009 (exécuté en trois ans et non en cinq ans comme initialement prévu). Selon la Cuy, le montant des investissements C2d urbain à Yaoundé s’élèverait à 22 milliards de francs Cfa, non compris les frais de fonctionnement.
Beaugas-Orain Djoyum


Alain Joyandet
« Ce n’est pas la France qui fait tout »
Le secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie parle des indemnisations à Yaoundé.

Est-il important d’écouter les populations qui bénéficient des travaux ?
C’est utile d’écouter les témoignages. Dans l’ensemble, il y a satisfaction. Par contre, j’ai bien noté qu’il y avait deux femmes qui n’étaient pas très contentes. Elles sont, si j’ai bien compris, expatriées sans indemnisations. C’est capital de venir voir sur le terrain voir ce qui se passe. (…)
Vous venez justement d’écouter des femmes se plaindre des questions d’indemnisations. L’indemnisation des populations n’est-elle pas importante ?
C’est l’affaire du gouvernement camerounais et des pouvoirs locaux. Nous apportons l’essentiel, c’est-à-dire les contrats de développement. Pour l’organisation des travaux, pour la vie quotidienne, pour le dialogue avec les familles et pour le reste, ce sont les pouvoirs locaux, les fonctionnaires de la collectivité qui s’en occupe. On est dans un partenariat, ce n’est pas la France qui fait tout.
Propos recueillis par B-O.D.


Gilbert Tsimi Evouna
« Nous appliquons la réglementation »
Le délégué du gouvernement auprès de la Cuy parle des indemnisations des populations.

Deux femmes viennent de se plaindre à propos des questions d’indemnisations après les casses. N’y a t il pas lieu de s’intéresser à l’indemnisation des populations après les casses?
Cela dépend de qui on indemnise. Si elle est en règle, on en tient compte. Je le dis et je le répète tous les jours : nous appliquons la réglementation. Elle a sa réglementation, mais c’est la réglementation de l’Etat camerounais qu’on applique. Qu’elle aille lire la réglementation.
Aujourd’hui, l’on constate qu’il y a beaucoup de casses à Yaoundé…
Ne mélangez pas les choses.
Propos recueillis par B-O.D.

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