Il comparaît libre en compagnie de trois agents de sécurité le 13 avril prochain.
Le 09 mars dernier, le juge du tribunal de première instance d’Ekounou a renvoyé le procès opposant le personnel de la compagnie de transport interurbain, Le Car, au magistrat Georgette Bomomo le 13 avril 2009. Si l’on en croit les déclarations de Tina II, chef d’agence de Le Car, la raison évoquée pour ce renvoi est l’absence de présentation par la partie plaignante de l’original du certificat médical de Georgette Bomono.
Tina II et les trois agents de sécurité comparaissaient libres. Mis sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui le 29 janvier 2009, Tina II et ses collaborateurs ont obtenu la liberté provisoire le 03 mars dernier. C’est du moins ce que confie Tina II au reporter du Jour. Son souhait et celui de ses collaborateurs est que le «douloureux feuilleton» prenne véritablement fin le 13 avril prochain.
En rappel, l’interpellation du personnel du Car a été orchestrée le 27 janvier 2009 par le magistrat Georgette Bomono qui les accusait d’avoir brutalisée sa main. Par ailleurs, juge au Tpi de Yaoundé, centre administratif, elle avait d’ailleurs présenté un certificat médical qui attestait son indisponibilité pendant 25 jours.
Le 27 janvier dernier, la sœur du magistrat, qui avait acheté son billet pour le départ à destination de Douala à 17h, était arrivée à l’agence, selon de sources concordantes, avec 13 minutes de retard. Invitée à attendre le prochain bus, Georgette Bomono qui l’accompagnait s’était énervée (elle réclamait le remboursement, mais il lui a été demandé d’attendre le prochain bus de19h) et a déchiré le manifeste de la compagnie que les agents de sécurité tentaient à récupérer de ses mains. Elle s’en ira et reviendra quelques heures plus tard en compagnie de deux gendarmes et du procureur de la République près du Tpi d’Ekounou. Ce dernier va ordonner l’arrestation du chef d’agence et des trois agents de sécurité de l’agence. Le personnel du Car qui prend à témoin les passants et tous les passagers, dont certains ont été entendus sur procès verbal, conteste toujours les accusations de Georgette Bomono.
B-O.D.




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