
Pour la représentante du Collectif des Ong pour la sécurité alimentaire et le développement rural (Cosader, le Fmi est très mal perçu par les populations camerounaises.
Le Fmi est très mal perçu par la population camerounaise. Actuellement, les jeunes font face à la pauvreté ambiante et au chômage. Cette remarque a été faite par tous les collègues présents aux travaux du 23 mars. Les privatisations ont contribué à jeter dans la rue des milliers de personnes. Les femmes ont été les plus touchées. Nous savons que le Fmi travaille avec les pays pour aider ces derniers à rembourser leurs dettes. Mais, la perception que nous avons est que le Fmi ne réfléchit pas de la même manière, selon qu’il s’agisse des pays du Nord ou des pays du Sud. Il fait main basse sur nos systèmes financiers et même politiques, pour nous obliger à rembourser cette dette, ce qui n’est pas demandé aux pays occidentaux. Le Fmi n’a jamais encouragé la réflexion sur la nature de cette dette alors que le monde entier s’agite pour dire qu’il y a des dettes et qu’il y a une responsabilité mutuelle du Nord et du Sud.
Celle du Nord n’est jamais mise en exergue par le Fmi. Avec l’avènement de la crise financière, c’est l’échec du système libéral, l’échec de cette doctrine qui voudrait que toute l’économie soit régulée par un seul marché. Face à cet échec, les grands blocs ont donné mandat au Fmi d’être leader de la réflexion sur une éventuelle sortie de crise. Nous n’avons pas de raison d’être optimistes. Le Fmi véhicule une image erronée de l’Afrique. Il laisse croire que nos systèmes bancaires et financiers sont des systèmes totalement déconnectés qui n’ont aucune emprise sur les instruments de financements de leur propre économie.
Alternative : Tout dépend de la capacité des pays du Sud à faire bloc. Nous devons multiplier les réunions et converger les intelligences. Depuis le début de la crise financière internationale, par exemple, combien de réunions les pays du Nord ont tenues ensemble ? Combien de conseils ministériels, de mobilisation médiatique et de ressources humaines ? Combien de réunions avons-nous eues ici ? Les hommes politiques, les parlementaires et autres intellectuels doivent se mettre ensemble, si non, nous n’allons rien tirer du Fmi.
Propos recueillis par Irène Gaouda
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