Charles Ateba Eyene : « Le Fmi n’a plus de place au Cameroun »

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7 Avr 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires


Président du club éthique

Techniquement, le Fmi n’a plus de place au Cameroun. Depuis 22 ans, nous n’avons progressé que d’un seul point. Ils ne sont pas utiles à notre pays. Il faut leur dire la vérité. Tout ce qu’ils ont proposé pour le Cameroun a été un échec. On a vécu, ces derniers temps, des détournements de deniers publics. Le Fmi était présent. Le bilan des privatisations, du plan d’ajustement structurel et de réduction de la pauvreté est nul. Tout ceci pour la simple raison que c’est à partir de Washington que tout est piloté. Ils prennent des décisions concernant notre pays, notre vie, notre avenir, à partir des Etats-Unis. C’est une organisation qui travaille pour nous empêcher d’avancer. Est-ce que le Fmi est présent dans tous les pays du monde ? Pourquoi est-ce qu’ils s’entêtent à rester au Cameroun, alors que nous n’avons plus besoin d’eux ? Nous n’avons pas de cadre à signer avec lui. Ils prennent des décisions qui ne sont pas adaptables ni praticables à nos réalités. Si le Fmi s’entête à rester au Cameroun, nous prendrons des dispositions pour que ces gens se sentent mal à l’aise ici. Nous voulons qu’ils sachent que nous n’avons plus besoin d’eux. La dette du Cameroun est de 12%, contrairement aux autres pays occidentaux, notamment la France et les Etats-Unis dont la dette avoisine 70%. Qu’est-ce que le Cameroun fait au Fmi ?
Alternative : S’il aime le Cameroun, il faut que le Fmi quitte notre pays.

André Marie Afouba, Ong Canadel
« La responsabilité revient au Cameroun de faire ce qu’il veut »

C’est nous qui sommes allés vers le Fmi. Alors, quelle est notre propre maîtrise de nos politiques ? Comment voyons-nous l’avenir de notre pays ? Et comment est-ce que nous travaillons à ce que le Fmi respecte notre propre point de vue ? Là-dessus, je n’ai pas vu des gens s’émouvoir pour défendre la position du Cameroun face au Fmi.
Si je m’en tiens aux propos des collègues de la société civile, le Fmi doit faire ses valises. D’accord. Mais, le Cameroun ne peut pas demander à cette institution d’avoir une position alors qu’il ne sait pas sur quel pied danser. Depuis que les occidentaux organisent des débats, des sortes de replis stratégiques pour garder la tête hors de l’eau face à la crise financière, quelle est la position du Cameroun et des autres pays d’Afrique ? La responsabilité revient au Cameroun de faire ce qu’il veut.
Alternative : Le Fmi a permis à certains pays de stabiliser leurs finances publiques, ça c’est connu. Est-ce que nous avons produit des richesses à partir de ce que nous avons récolté du Fmi ? Est-ce que nous avons suffisamment travaillé avant de répartir ces richesses? Voilà le point central sur lequel nous devons nous arrêter. Est-ce que les privatisations ont été le meilleur choix pour notre économie ? Nous constatons simplement que les compagnies sont privatisées, les autres viennent et les gèrent et envahissent notre patrimoine. Comment devons-nous faire pour avoir de l’argent, créer des emplois et augmenter la consommation ? Voilà le vrai débat.


Pauline Biyong, présidente de la Ligue pour l’éducation des femmes et des enfants au CAmeroun
« Les choses doivent changer. Il nous faut des mutations »
Le Fonds monétaire international a été créé après la deuxième guerre mondiale. La plupart des pays africains n’étaient pas encore indépendants. Plus de 50 ans après, est-ce que ces relations doivent rester sous le même prisme ? Je dis que les choses doivent changer. Il nous faut des mutations. Aujourd’hui, nous vivons une crise économique comparable à celle de 1929. Nous avons besoin de nouveaux partenariats avec les institutions de Bretton Woods. Parce que nous pensons qu’il est temps pour l’Afrique en général et le Cameroun en particulier de prendre des décisions intelligentes.
Alternative : le Cameroun doit cesser de subir des programmes d’ajustement structurel commandés depuis l’Occident, et les Africains doivent réclamer plus de place au sein de cette institution.
Propos recueillis par I.G.

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