Marc Ona Essangui : «La confusion règne au Gabon»

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26 Mai 2009 | ACTUALITÉS, News | 0 commentaires



Le président de l’Ong gabonaise Brainforest affirme par ailleurs que Jean Ping est mieux placé pour succéder à Omar Bongo en cas de décès de ce dernier.

Après l’annonce de l’hospitalisation du président Omar Bongo, certaines rumeurs font état de son décès. Selon vos informations, le président Bongo est-il mort ?

Ce n’est qu’une rumeur. Je ne peux pas confirmer cette information. Les seules entités à pouvoir confirmer cette information, ce sont les médecins. Le Gabon vit une situation difficile. La confusion règne. N’importe qui peut lancer une information de ce genre pour semer le trouble. Ce que je sais, c’est que la santé du chef de l’Etat est chancelante. Après le décès de son épouse, il a été très affecté. Ces deux raisons justifient sa décision de se reposer. On ne peut pas nier qu’il est malade. Il a des ennuis de santé.

Au cas où le président décède, lequel de ses enfants (Ali ou Pascaline Bongo) pourrait le remplacer à la tête du Pdg et peut-être à la tête du pays ?
Je tiens à préciser que le Gabon n’est pas une monarchie. Il n’y a pas de succession héréditaire. Le Gabon est une république avec une constitution qui codifie tout changement à la tête du pays. Si le président venait à être indisponible pour l’exercice de ses fonctions, la constitution permet au président de l’Assemblée nationale d’assumer l’intérim pendant 45 jours. En ce pour qui concerne le Parti démocratique gabonais (Pdg), il est libre de choisir quel sera son candidat les élections présidentielles. Et si le candidat du Pdg est mieux placé que les autres, il gagnera. Le Gabon n’est pas une dynastie ou une monarchie.

Au sein du Pdg, quelle est la personne la mieux placée pour remplacer Omar Bongo en cas de décès ?
Si on s’en réfère au texte du Pdg, c’est le secrétaire général qui succède au président à la tête du parti en cas d’empêchement. Mais s’il faut aller au-delà des textes du Pdg, ce sont les responsables du parti qui doivent choisir la personne idoine pour remplacer le président fondateur du Pdg. C’est ainsi que j’analyse les choses en tant qu’acteur de la société civile gabonaise. Je ne suis pas un homme politique.
Le président Bongo a remporté les élections présidentielles en raflant 79,18% des voix.L’opposition gabonaise peut-elle vaincre le Pdg si le président Bongo n’est pas candidat aux élections présidentielles ?
L’opposition gabonaise n’a pas pu s’imposer comme une force politique au Gabon quand on avait besoin d’elle. Elle a montré ses limites. Elle n’a pas pu présenter un leader charismatique. Elle est orpheline de son leader. On a une fois compté sur Pierre Mamboundou, mais il a perdu quelques plumes. Tout comme Zacharie Myboto. On s’est finalement rendu compte qu’on ne peut pas compter sur eux. Par contre, je vois des individualités surgir de la scène internationale et accéder à la tête du pays. Je pense par exemple à Jean Ping. Il a la carrure d’un président de la République. Si le Pdg le positionne comme candidat aux élections, il peut bien les remporter, car il fait partie du Pdg. En tant que président de la commission de l’Union africaine, il a la compétence et la carrure nécessaires pour occuper cette fonction.

Le parti de Zacharie Myboto, l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (Ugdd), est tout de même le seul parti à faire élire 160 conseillers municipaux et départementaux parmi ses militants lors des dernières élections en avril 2008…
Zacharie Myboto a fait le plein dans sa province natale. Le Gabon a neuf provinces. Si vous n’arrivez pas à faire la même chose dans les autres provinces, il y a de fortes chances que vous ne soyez pas en mesure d’accéder à un poste aussi sérieux que celui de chef de l’Etat. Le baromètre pour juger les hommes politiques, ce ne sont pas les élections locales. Maintenant, je pense que les enjeux sont énormes et c’est le peuple gabonais qui doit élire son président.

Deux hebdomadaires (Le Nganga et Zombolo) ont été suspendus par le gouvernement gabonais qui leur reprochait de supputer sur la succession du président Bongo. Quel regard jetez-vous sur la liberté de la presse au Gabon ?
Le gouvernement n’a pas pour rôle de sanctionner les journaux, car ils analysent l’information. C’est normal que des journalistes fassent des supputations. J’estime que, du moment où on ne peut plus laisser un journaliste faire son travail d’analyse, on n’est plus dans une démocratie. Les journaux n’ont rien affirmé. Ils ont analysé la situation. C’est aussi cela le rôle du journaliste d’essayer d’anticiper sur les événements. La liberté de presse n’est pas la chose la mieux partagée au Gabon.

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