
Le Réseau des femmes africaines pour la gestion communautaire des forêts en Afrique a été créé le 29 mai dernier à Yaoundé.
Elles ont été ovationnées par tous les participants lors de la présentation de leur réseau. C’était le 29 mai dernier à l’hôtel Mont Fébé à la cérémonie de clôture de la conférence internationale sur le thème : « Tenure forestière, gouvernance et entreprise : nouvelles opportunités pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale ». Les participantes à cette conférence, qui a réuni 350 participants d’horizons divers, ont profité de cette rencontre internationale pour créer le « Réseau des femmes africaines pour la gestion communautaire des forêts en Afrique ». Les femmes font en effet les constats selon lesquels « les droits de tenure dans les systèmes coutumiers et dans les lois modernes demeurent non reconnus pour les femmes » et que les femmes sont pourtant leaders dans les activités génératrices de revenus à partir de l’exploitation des produits forestiers non ligneux et des activités liés à l’agroforesterie.
Malgré leur contribution aux économies locales, ces dernières s’estiment absentes dans la gestion des forêts communautaires. D’où la création du réseau qui aura pour but de faire le lobbying et le plaidoyer au niveau des gouvernements et des organisations internationales pour une prise en compte dans les réformes des lois foncières des besoins, contraintes et intérêts spécifiques des femmes ainsi que de leurs droits de propriétés sur les ressources foncières et forestières.
Dans leur plaidoyer, les femmes souhaitent une modification des systèmes coutumiers « qui empêchent les femmes à devenir propriétaires de terres coutumières et les assument plutôt à l’usufruit ». Elle militent par ailleurs pour la mobilisation des financements auprès des gouvernements et organismes internationaux pour les femmes afin de permettre à celles-ci de développer des entreprises communautaires.
A la tête de ce Réseau de femmes qui ont pris l’engagement d’agir collectivement, la Camerounaise Cécile Djebet. Elle sera secondée par Marcelline Ouedraogo du Burkina Faso qui occupe le poste de vice-présidente.





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